mercredi 4 septembre 2013

Tirs de missiles israéliens d’intimidation en Méditerranée

Alors qu’une forte tension règne en Méditerranée, du fait de la concentration militaire multinationale et des menaces de frappes occidentales contre la Syrie, Israël a surgi sur la scène, en annonçant le tir d’un missile balistique, rapidement détecté par le radar russe d'Armavir.
Le ministère israélien de la Défense a indiqué qu’il s’agissait d’un test effectué conjointement avec les Américains sur un missile Anchor. Il s’agissait, selon le ministère, d’un missile-cible utilisé dans le cadre de son système de défense antimissile.
Le test a été effectué à 09h15 locale (06h15 GMT), soit quasiment l'heure à laquelle Moscou dit avoir détecté le lancement de deux engins balistiques du centre vers l'est de la Méditerranée. Israël a précisé que les missiles ont été tirés par un F15.
Le contre-amiral Viatcheslav Apanassenko, membre correspondant de l'Académie russe de l'artillerie et des sciences balistiques, a toutefois estimé que les missiles pouvaient avoir été tirés par un sous-marin américain en vue d'intimider le régime syrien.
«Les engins tirés aujourd'hui peuvent être identifiés comme étant des missiles balistiques ou des missiles de croisière de grande portée de type Tomahawk», a déclaré M. Apanassenko. L’expert a indiqué que la Marine américaine avait conçu un système permettant de lancer des missiles suivant une trajectoire rasante raccourcie. «Il est tout à fait probable que les tirs détectés aujourd'hui ont servi à vérifier la maîtrise de ce système», a-t-il dit. «S'il est établi que les tirs ont été effectués par des sous-marins américains, il faudra réunir d'urgence le Conseil de sécurité de l'Onu pour demander des explications à Washington", a conclu M. Apanassenko.
Dès que les missiles ont été détectés, le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, en a informé le président Vladimir Poutine.
Cet acte d’intimidation est survenu alors que les protagonistes campent sur leurs positions concernant la Syrie. Le président Barak Obama a décidé d’envoyer des poids lourds de son administration à une audition au Sénat pour défendre une intervention militaire en Syrie. Le secrétaire d'Etat John Kerry, le secrétaire à la Défense Chuck Hagel et le général Martin Dempsey, plus haut gradé américain, témoigneront devant la commission des Affaires étrangères mardi. M. Kerry reviendra mercredi au Capitole pour une audition à la Chambre des représentants.
A l'issue d'une rencontre avec Barack Obama à la Maison Blanche lundi, les sénateurs républicains John McCain et Lindsey Graham ont qualifié de «catastrophique» un éventuel rejet par le Congrès de la résolution autorisant le recours à la force.
La position de la Russie reste intransigeante. Le ministre des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a estimé lundi que des frappes américaines en Syrie pourraient «reporter pour longtemps, voire à jamais» la tenue d'une conférence de paix de Genève.
Alaeddine Boroujerdi avec le Premier ministre libanais Najib MikatiPour sa part, le président de la Commission des Affaires étrangères au Parlement iranien, Alaeddine Boroujerdi, a exprimé le souhait de voir «le Congrès américain s’incliner devant la volonté populaire et prendre la bonne décision de freiner les attaques américaines contre la Syrie. S’il ne le fait pas, les agressions pourraient nuire aux intérêts américains et en même temps avoir des conséquences sur la stabilité de l’ensemble de la région.» M. Boroujerdi s’exprimait à Beyrouth où il est arrivé lundi en provenance de Damas à la tête d’une délégation.

Médiarama
Source :
http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=128500&frid=18&cid=18&fromval=1&seccatid=37

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