jeudi 22 août 2013

Le Hamas trahit-il le Hezbollah?!

 

 

IRIB-Dans un geste sans précédent, aux répercussions politique et non politique, des sources sécuritaire ont accusé le mouvement Hamas de ne pas coopérer dans l'arrestation de personnes soupçonnées d'implication dans l'attentat de la banlieue sud de Roueiss.

Selon des sources officielles, citées par le quotidien libanais alAkhbar « le renseignement militaire a demandé au Hamas de lui livrer un de ses éléments résidant dans le camp de Rashidiyeh au sud de Tyr, et qui se nomme Aladdin Mahmoud Yassin. Ce dernier était le responsable de Mahmoud Ahmad Taha impliqué dans le bombardement des missiles contre la banlieue- sud et dans d'autres opérations terroristes.

Mais le Hamas n’a toujours pas encore répondu à la demande.

Mercredi, une délégation du Hamas dirigée par son représentant au Liban Ali Baraka devait rendre visite au chef du renseignement militaire au Liban-sud, le brigadier Ali Chahrour dans son bureau à Zgheib à la caserne de Saïda, dans le cadre des visites périodiques aux responsables de la sécurité.

Mais la visite n'a pas eu lieu et la délégation s’est contentée à une visite à la députée Bahia Hariri.

Des cercles proches du Hamas ont révélé que la visite a été reportée à la demande de Chahrour qui a lié la rencontre avec la délégation du Hamas au cas où ce dernier livrait aux renseignements militaires du Sud un de leurs hommes pour enquêter avec lui concernant son implication dans des opérations terroristes.

Le brigadier Chahrour a demandé au Hamas de coopérer dans l'arrestation de cet homme, car il existe des informations sur son implication mais le Hamas n’a toujours pas répondu..

Pour ce qui est des camps palestiniens à Beyrouth, les responsables du Hamas au Liban sont en contact permanents avec la Direction du renseignement de l'armée, les forces de sécurité intérieure et le Hezbollah. Sachant que le Hamas a été occupé à répondre à ce qu'il a décrit «des rumeurs sur la participation de certains de ses éléments dans des actes terroristes».

Selon Ali Barake «la coordination entre le Hamas et le Hezbollah n'a jamais été interrompu, les dirigeants du Hezbollah n’ont jamais cessé leur communication avec le Hamas ».

Le Hamas a également tenu une réunion avec les résidents des camps, les notables et les responsables des factions pour éviter tout malentendu ou ambigüité avec le Hezbollah.

Dans ce contexte, Ali Baraké a révélé que "la Direction des services de renseignements a demandé au Hamas la livraison de Fadi Taha, le frère du commanditaire des missiles tirés sur la banlieue sud , Mahmoud Taha".

Selon Baraké, le Hamas a répondu immédiatement à la demande et a en moins de trois jours Fadi Taha a été livré aux services de renseignements militaires dans la banlieue sud. Le Hamas a précisé que Fadi a été convoqué en tant que témoin dans cette affaire et non comme suspect.

Toujours selon Ali Baraké, Fadi Taha n’est pas un élément du Hamas : «Nous n'avons pas parmi nous des accusés en tir de missiles», soulignant « la volonté du Hamas de coopérer avec la Direction du renseignement militaire ainsi qu’avec toutes les parties et institutions libanaises pour établir la vérité et faire échouer toute tentative d'enflammer la sédition ».

Qui a vendu des missiles ?

Suite aux enquêtes concernant les bombardements de Ruwais et Bir al-Abed, il est devenu clair que les missiles tirés sur la banlieue ont été achetés chez un marchand d'armes réputé pro-Hezbollah. Il a reconnu qu'il a vendu à un tiers qu’il avait cru vouloir lancer ces missiles contre l'ennemi israélien. Il a souligné qu'il avait vendu auparavant des roquettes tirées depuis le sud en direction de l'ennemi israélien. Après la chute des missiles de type 107 sur la banlieue sud , il a informé le Hezbollah avoir vendu des missiles à un tiers qui les a vendus à son tour Mahmoud Taha.

En ce qui concerne la voiture de Kia qui a explosé à Bir al-Abed, il apparaît qu’après avoir été volé dans la région de Khaldeh de sa propriétaire, elle a été emmenée vers le camp des palestiniens de Burj Barajneh, puis elle a été garé dans le garage de la coopération où elle a explosé. Des inspections ont eu lieu dans le camp pour vérifier si elle a été piégée dans le camp en question.

Mais les responsables des factions palestiniennes excluent que la voiture ait pu être piégée dans le camp. Car la plupart des abris et des garages du camp de Burj sont sous le contrôle de factions fidèles au Hezbollah et au régime syrien. Ils ajoutent toutefois qu '«il est fort possible que la Kia a été piégée à Sabra, où des groupes palestiniens travaillent contre le Hezbollah».


Quel est le rôle de Naim A.?

Dans le même contexte, selon une source de sécurité citée par alAkhbar, le surnommé palestinien Naim A. est sorti du camp Ein Helwé le 14 août et s’est absenté du camp pour plus de six heures pour y retourner de manière illégale par une ruelle et déguisé.

A sa sortie, un jour avant le bombardement de Ruwais, Naim A. a rasé sa barbe et a changé son physique. Selon des informations, il a quitté le camp durant le dernier mois de Ramadan et il a séjourné à l'extérieur du camp durant environ trois jours avant de retourner au camp.

La source a déclaré que Naim A. est l'un des plus recherchés, ses déplacements dans la période récente ont suscité le doute sachant que ses entrées et ses sorties de son lieu de résidence dans le quartier de Hittin dans le camp ont augmenté de fréquences considérablement. Ainsi, il a quitté le camp une semaine avant le lancement des deux missiles sur la banlieue sud. Et il s’est absenté une fois pour une longue période pour réapparaitre à la mi-juillet.

La surveillance de ces déplacements a montré que Naim A. était autrefois associée à la préparation ou à l'exécution d'actes de sabotage. Son nom a été associé à des tirs de roquettes vers les territoires occupés palestiniens depuis le Liban-sud, missiles similaires à ceux de la banlieue.

La source affirme que Naim A. serait lié au group terroriste de Darya, dont des éléments arrêtés ont révélé la plantation de trois bombes qui n'ont pas encore découvertes.

La source a souligné que Naim A. réside actuellement dans le quartier de Hittin à Ain al-Hilweh, où sa maison est un centre de réunions pour les cadres restant des groupes islamistes salafistes de «Jund al-Sham» et «Fath al-Islam», notant qu'il n'a pas quitté le quartier Hay al Twareq où la plupart des princes et des responsables de ses groupes se réfugient, tels que Bilal Badr et Haitham alChaabi.

Naim A. est considéré par les autorités sécuritaires libanaises comme l'un des activistes du circuit commun entre al-Qaïda et Fatah al-Islam, de plus il s’entoure de mesures sécuritaires extrêmement particulières. Par exemple, il n’existe aucune photo ou portrait de lui parmi les forces de sécurité palestiniennes et libanaises.

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