mardi 6 août 2013

L'Arabie officiellement en guerre contre l'Iran?

L'Arabie officiellement en guerre contre l'Iran?
IRIB- L'Arabie saoudite et ses alliés dans le bassin du Golfe persique ne cachent plus leur animosité contre l'Iran.
Pas question désormais pour eux d'afficher la prudence ni conservatisme,  ils sont entrés, officiellement, en guerre contre l'Iran, une guerre qu'ils considèrent comme sacrée, et à quoi ils ont donné une couleur clanique et politique. Du Liban jusqu'en Egypte et de la Tunisie jusqu'à un peu loin du Maroc, en passant par le Yémen, et l'Irak, sans oublier le renforcement des opposants syriens par des moyens financiers et plus dangereux encore, militaires, les monarchies pétrolières arabes, à leur tête l'Arabie Saoudite, ont lancé une offensive, globale et directe, contre les champs et les manifestations qui ne cessent de s'élargir contre les régimes autoritaires arabes et tout cela avec pour objectif d'empêcher des changements radicaux dans ces pays. L'ennemi de chacun de ces fronts est différent, mais l'ennemi juré c'est l'Iran et n'importe quelle personne qui est son allié, surtout le Hezbollah libanais et un autre allié qui n'est pas tombé, c'est-à-dire, l'Etat syrien. Puis, l'ennemi, pour eux, c'est les Frères musulmans en Egypte, et aussi en Tunisie. Donc, ils ne voient pas en Tunisie un partenaire essentiel. Entre temps, le Liban se trouve en première de front. Le Hezbollah est visé, ouvertement, surtout, après l'opération de Qusseir qui a renforcé de plus en plus l'alliance entre le Hezbollah et l'Etat syrien. La participation conjointe de l'armée syrienne et du Hezbollah à cette opération amené l'affaire encore plus loin, et ce à tel point que l'Arabie et ses alliés arabes voient, désormais, dans cette question un aspect clanique et confessionnel. En Egypte, ils ont décidé de diriger, ouvertement, les fusils contre les Frères musulmans et grâce à la présence des Etats-Unis. Mais, au Liban, cette confrontation a pris une allure confessionnelle et l'on prétend que l'arme est dirigée contre «  la présence iranienne ».  Donc, au lieu de pointer le sabre contre l'ennemi israélien, ils l'ont dirigé contre les pays islamiques. Le front de la Syrie est un terme général employé par les monarchies pétrolières arabes du Golfe persique, mais il s'agit, en effet, d'un front qui commence en Syrie, mais s'étend jusqu'à l'Irak et à Bahreïn et au Yémen.  Il est caché à personne que c'est l'Arabie Saoudite qui met des entraves devant la formation d'un nouveau gouvernement au Liban et ne cesse de mettre les courants politiques devant des faits imprévisibles. L'objectif en est clair. L'objectif est de faire resserrer l'étau autour du Hezbollah afin de le contraindre à se retirer, lui-même, du gouvernement. Ils le disent ouvertement. Il faut invalider la déclaration portant sur la formation du gouvernement en fonction de l'accord de Doha. Il plaide pour la mise en œuvre d'une nouvelle déclaration comprenant des mots limités sur l'armée, la nation et la résistance. Les Saoudiens tentent d'écarter le Hezbollah du processus de la formation d'un nouveau gouvernement au Liban, considéré comme l'unique et le plus grand parti politique dans le monde arabe. Cette animosité s'explique, peut-être, par le rôle efficace que le Hezbollah a joué danhs la libératikon des territoires occupés par Israël et ainsi que par sa victoire dans la guerre de 2006. Pour l'heure, l'Arabie saoudite et ses alliés suivent deux objectifs dans la région. Premièrement, soutenir, financièrement et militairement, les opposants syriens et créer une unité entre eux sous la bannière d'Ahmad Jarba ( un homme dont les liens avec l'Arabie Saoudite ne sont cachés à personne ». Deuxièmement, ils cherchent à mobiliser toutes ces forces contre l'arme du Hezbollah, l'arme que le Hezbollah qualifie de non négociable, d'autant que le Hezbollah s'est rangé du côté de Bashar Al-Assad et tout comme l'Iran, soutient le gouvernement syrien.
Par ailleurs, ce qui, encore, beaucoup plus dangereux, c'est que ces pays arabes se sont lancés, récemmement, dans des efforts pour renverser les révolutions, issues des sociétés araves aspirant à  la liberté, en Egypte et en Tunisie. L'Arabie Saoudite et les Emirats Arabes Unis sont devenus très généreux et ont remis des milliards de dollars au nouveau gouvernement égyptien. Il n'y a qu'un seul objectif. Renverser le gouvernement des Frères musulmans et les empêcher de revenir, de nouveau au pouvoir et rassurer, dans le même temps, l'ennemi israélien du côté de l'Egypte. Il est,n tout à fait, évident que le coup d'état contre le Cheik Hamad Ben Khalifa, au Qatar s'est produit avec le consentement et la collaboration de l'Arabie Saoudite, d'autant plus que le nouveau Emir avant rencontré, trois jours avant le coup d'Etat,  le Roi Abdallah d'Arabie, à Riad. Et après cette recontre, que le nouveau Emir du Qatar a exprimé son désaveu envers Cheikh Qrazawi, tout en annonçant une nouvelle ère dans la politique étrangère de Doha. Oui, L'Arabie saoudite et ses alliés dans le bassin du Golfe persique ne cachent plus leur animosité contre l'Iran. Pas question désormais pour eux d'afficher la prudence ni conservatisme,  ils sont entrés, officiellement, en guerre contre l'Iran, une guerre qu'ils considèrent comme sacrée, et à quoi ils ont donné une couleur clanique et politique. Le principal objectif est de vaincre l'Iran.


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