mercredi 24 juillet 2013

Tel-Aviv/ Hamas ont les yeux tournés vers le Qatar


Tel-Aviv/ Hamas ont les yeux tournés vers le Qatar!
IRIB- Le jeune émir du Qatar saura-t-il poursuivre la politique de son père pour garder l’influence du petit émirat sur le monde arabe ? 
L’abdication de l’émir du Qatar, Hamad ben Khalifa était une exception dans le monde arabe. A l’apogée de son pouvoir l’émir Hamad ben Khalifa qui n’a que 61 ans, a décidé d’abdiqué en faveur de son fils, Tamim ben Hamad, 33 ans, après 18 ans de règne pendant lesquels il a donné à son petit pays le statut d’un Etat influent au sein du monde arabe.
Le jeune émir est donc héritier d’une petite pétromonarchie très riche avec une politique ambitieuse. Le Qa       tar entretient de bonnes relations avec son puissant voisin dans le golfe Persique, c’est-à-dire la République islamique d’Iran. L’ancien émir a su également établir de très bonnes relations avec les Frères musulmans en Egypte. Sur le plan international, Doha a établi aussi des relations très étroites avec l’Occident, notamment les Etats-Unis qui compte sur le Qatar comme un allié stratégique dans le golfe Persique.
Ces liens stratégiques profonds avec Washington a permis à Doha de garantir sa sécurité et sa stabilité aux évolutions intérieures et régionales. Durant ces deux dernières années, le Qatar a su se protéger contre les conséquences que le « Printemps arabe » pourrait avoir dans ce petit émirat. Quant à la Syrie, le Qatar a pris le risque de se lancer dans une véritable aventure, en soutenant très activement l’opposition armée au gouvernement du président Bachar al-Assad. Les dirigeants qataris ont saisi également l’importance des médias : leur chaîne d’information Aljazeera est devenue depuis plusieurs années l’une des sources d’information les plus importantes du monde arabe, voire du monde entier. En outre, Aljazeera véhicule dans le monde entier une nouvelle image du Qatar et de la famille royale.
Les dirigeants qataris ont vite compris que le chemin de l’amélioration des relations avec Washington passe indispensablement par Israël. Juste après la seconde Intifada des Palestiniens, l’ex-émir du Qatar a réussi à établir des relations très privilégiées non seulement avec l’administration américaine mais aussi avec le Congrès, ce qui ne serait pas réalisable si les Qataris ne s’étaient pas rapprochée du puissant lobby pro-israélien à Washington. A partir de cette date, le Qatar était toujours favorable au processus du compromis au Proche-Orient t encourageait toujours les responsables de l’Autorité palestinienne à se mettre à la table des négociations avec les autorités israéliennes. En effet, c’était l’ex-émir du Qatar, Hamad ben Khalifa, qui a annoncé pour la premier fois en mai derniers que les palestiniens seraient prêts à accepter le plan de l’échange de terres avec les Israéliens.      
En outre, depuis un an et demi, Doha a essayé d’établir des relations très proches avec le Hamas et le chef de son bureau politique Khaled Machaal. Son objectif était d’affaiblir les liens entre le Hamas et la République islamique d’Iran d’une part, et de convaincre de l’autre les dirigeants du Hamas à accepter le processus de compromis avec le régime sioniste.
A présent, après l’abdication de l’ancien émir en faveur de son fils, les regards se tournent à Tel-Aviv et à Gaza du Hamas vers le Qatar, et ce d’autant plus que depuis quelques mois Qatar a visiblement changé sa position quant aux évolutions de la Syrie. La question qui se pose actuellement consiste à savoir si le jeune émir du Qatar poursuivra ou non la politique de son père pour soutenir le Hamas. Pour connaître la réponse de cette question, il faudra peut-être attendre la reprise éminente des négociations de compromis.



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