lundi 22 juillet 2013

L’UE inscrit la branche armée du Hezbollah sur sa liste "terroriste"

L’UE inscrit la branche armée du Hezbollah sur sa liste Les ministres européens des Affaires étrangères ont décidé lundi d'inscrire la branche armée du Hezbollah sur la liste des organisations « terroristes » de l'UE, a-t-on appris de sources diplomatiques.
Les ministres, réunis à Bruxelles, ont cependant affirmé leur volonté de "poursuivre le dialogue" avec tous les partis politiques libanais, y compris le Hezbollah, qui joue un rôle de premier plan, a-t-on précisé de même source.
"Il est bon que l'UE ait décidé d'appeler le Hezbollah pour ce qu'il est: une organisation terroriste", a indiqué le ministre néerlandais des Affaires étrangères, Frans Timmermans, dans un communiqué.
"Nous avons franchi une étape importante aujourd'hui en sanctionnant la branche militaire, en gelant ses actifs, en perturbant son financement et ainsi en limitant sa capacité à agir", selon ses propres termes.
Pour le chef de la diplomatie britannique, William Hague, cette décision n'" affectera pas la stabilité du Liban".
La décision des ministres - un accord politique qui doit être transcrit juridiquement pour entrer en application - repose sur les "preuves" que la branche armée du Hezbollah est liée à des actes soi-disant terroristes perpétrés sur le territoire européen.
Mais certains observateurs affirme que cette décision s'inscrit dans le cadre des pressions sur le Hezbollah en raison de son soutien à l’armée syrienne face au groupes takfiris, soutenus par l’axe américano-israélien.
L'inscription sur la liste va entraîner un gel des avoirs et l'interdiction de visa d'entrée dans l'UE pour les personnes concernées.
Mais sa mise en oeuvre va s'avérer complexe car "il est très difficile d'identifier les membres de l'aile militaire", selon Waddah Charara, professeur de sociologie à l'université libanaise et auteur de "l'Etat Hezbollah". "Nous en connaissons peut-être une vingtaine. C'est l'appareil sécuritaire, et non pas militaire, qui est le plus efficace et le plus dangereux chez le Hezbollah", a-t-il expliqué, interrogé par l'AFP.
Selon lui, "les restrictions et les ambiguïtés de la décision de l'UE laisse une latitude assez large au Hezbollah, d'autant que ce parti a toujours avancé masqué et possède de nombreux relais pour agir".
Le gouvernement libanais avait appelé ces derniers jours les Européens à ne pas sanctionner le Hezbollah, en faisant valoir que le puissant mouvement représentait une "composante essentielle" de la société du pays.
Or, le Hezbollah par la voix de son secrétaire général Sayed Hassan Nasrallah avait anticipé cette décision en affirmant qu’il ne sera point intimidé par cette démarche.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire