samedi 20 juillet 2013

Le Caire menace de rompre les liens avec Ankara, revoit la rupture avec Damas



 
Des sources diplomatiques égyptiennes éminentes ont indiqué que l’Egypte étudie la possibilité d’accroitre ses mesures de protestation contre la Turquie à cause de la poursuite des ingérences turques dans les affaires du pays.
Dans des déclarations au journal koweitien alRaï, ces sources ont dit : « L’Egypte pourrait être contrainte à retirer son ambassadeur d’Ankara et à considérer l’ambassadeur turc au Caire comme persona non gratta, suite aux propos d’Erdogan ».
Le Premier ministre turc Recep Tayib Erdogan avait qualifié les incidents du 30 juillet de coup d’Etat militaire.
Et de poursuivre : « Baisser le niveau des relations ou rompre les relations entre les deux pays est de plus en plus probable au cas où la Turquie poursuivait sa politique actuelle envers l’Egypte ».
A la question de savoir si les informations sur la saisie d’une cargaison d’armes turques avant d’être acheminée en Egypte étaient vraies, les sources égyptiennes en question ont refusé de répondre. « Si ces informations s’avèrent vraies, d’autres parties en Egypte prendront à leur charge de riposter », se sont contentées-t-elle de dire.
Et la rupture des liens diplomatiques avec Damas sera réexaminée :
Par ailleurs, l'Egypte a déclaré qu’elle va "réexaminer" ses relations diplomatiques avec la Syrie qui avaient été rompues le mois dernier sous la présidence de l'islamiste Mohamed Morsi.
Selon le ministre par intérim des Affaires étrangères Nabil Fahmy, la décision de rompre l'ensemble des relations diplomatiques avec la Syrie sera réexaminée". "Cela ne signifie pas forcément qu'elles vont reprendre", a-t-il souligné.
"Il n'y a aucune intention d'un jihad en Syrie", a-t-il ajouté, en référence aux appels à la guerre sainte en Syrie qui avaient été lancés sous la présidence de Mohamed Morsi.
Morsi avait annoncé mi-juin la rupture complète des relations diplomatiques avec le régime de Bachar el-Assad et l'Egypte avait ensuite fermé son ambassade à Damas.
Lors de son année au pouvoir, le gouvernement dominé par les islamistes avait appelé à plusieurs reprises au départ du président Assad.
Fahmy a indiqué en outre samedi qu'il était en faveur d'une solution politique au conflit en Syrie.
 
Source: http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=121889&cid=18&fromval=1&frid=18&seccatid=41&s1=1

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