dimanche 7 juillet 2013

Comment les médias israéliens analysent la situation en Egypte ?

Les manifestations  en Egypte appelant au départ   du président égyptien Mohamed Morsi ont attiré une attention particulière  de la part des médias israéliens.
Rapportant l’opinion des responsables et des analystes politiques israéliens, ces sources ont dégagé deux avis qui s’opposent :  il y a ceux qui pensent que  que ce qui se passe en Egypte est une révolution irréversible qui se terminera par la chute des Frères musulmans; tandis que d'autres ont estimé qu'il s’agit d’un coup d'Etat dirigé contre Morsi et qui annonce  une nouvelle période de transition.
De plus, la situation actuelle en Egypte a suscité un grand intérêt dans les milieux politiques et sécuritaire  israéliens sur ce qui risque de se produire comme conséquences dans  toute la région.
Or, fait marquant , le silence qui domine la scène politique israélienne au sujet de la situation égyptienne  sachant que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a ordonné à ses ministres de s'abstenir de faire des déclarations concernant des événements actuels en Egypte.
Selon le quotidien israélien Maariv, des analystes politiques ont estimé que  « les événements en Egypte écartent le risque d'une guerre conventionnelle sur  le front égyptien pour quelques années, notant  que plus les pays arabes étaient préoccupés par des conflits internes, moins ils seront  prêts à faire face à Israël » .
Toujours selon  Maariv, citant le journaliste  Amir Rababurt , «  le coup d'Etat contre Morsi a commencé à partir du premier jour des manifestations  et devrait déclencher une période transitoire ». Un autre écrivain Yoram Meital a indiqué que  « l'armée se range clairement aux côtés de manifestants contre le président Mohamed Morsi ,  les Frères musulmans et les salafistes , sachant que cette même armée  a appelé toutes les parties à parvenir à une solution dans les 48 heures ».
Alors que selon lui, il semble très difficile de parvenir à une solution à la lumière de cette atmosphère qui plane sur l'Egypte.
Maariv conclut que « les évolutions  en Egypte ne sont pas un facteur positif pour Israël à long terme. Car, les événements ont prouvé que Morsi, n’a pas réussi à contrôler l'armée égyptienne, cette dernière est encore plus forte que lui, et cela est très significatif pour Israël ».
Pour sa part,  le journal Yediot Ahronot a rapporté des avis différents sur la crise égyptienne. Ainsi, les observateurs israéliens  affirment que le président Morsi  surmontera la crise mais il en sortira affaiblit et maladroit.
Selon le quotidien,  « Morsi ne dispose pas de solutions magiques,  mais heureusement pour lui  il n'y a pas de remplaçant dans le camp adverse puisque son principal successeur était Omar Suleiman qui est décédé, Moubarak est en prison,  Amr Moussa est la plus part de son temps en-dehors de l’Egypte,  Mohamed ElBaradei est plus concerné par la révolution,  Ahmad Shafiq a probablement fui à Dubaï, Hamdeen Sabahi n'a toujours pas mobiliser suffisamment de partisans ».
Quand au quotidien Haaretz « ce qui se passe en Égypte n'est pas un coup d'Etat militaire car l’armée a donné 48 heures aux parties pour régler pacifiquement leurs différends. Le temps nécessaire pour que le président Mohamed Morsi  puisse répondre aux demandes des manifestants qui ont investi toutes  les villes égyptiennes et la place Tahrir ».
Selon Haaretz, les commandants  de l'armée égyptienne n’ont nullement l’intention de  prendre les rênes du pouvoir, soulignant que c’est seulement une question de temps, jusqu'à ce que les manifestants appellent à nouveau à la chute du régime militaire.
Le chroniqueur de Haaretz,  Zvi Barel a déduit que : «ce qui se passe en Egypte est une révolution contre la révolution, et  la révolution contre Morsi est irréversible se demandant ce que les  Egyptiens feront si Morsi s’en allait », soulignant  que « ce qui se passe en Egypte est une  vengeance de l'armée contre la politique d’épuration de Morsi à l’égard haut commandement de l'armée ».
Enfin, le quotidien Israel Today a écrit que « l'Egypte est aujourd'hui un pays divisé et la logique laisse supposer que les extrémistes religieux n'ont pas dit leur dernier mot pour le moment » , ajoutant  qu' « il ne faut pas oublier que la révolution a renforcé les salafistes».
Toujours selon la même source, « l'attaque physique contre  les partisans des Frères musulmans et leurs institutions ne restera pas sans riposte », se demandant « comment l'armée a réussi à évincer  les Frères musulmans  du pouvoir sans une lutte acharnée dans les rues, et cela est également lié aux Frères ».
Un autre écrivain d’Israël Today , Boez Basmout a conclu : "d’après la mise en garde de  l'armée, la partie laïque est soutenue par l’armée en faveur d’une  disqualification des Frères musulmans du pouvoir, et nous devons reconnaître qu’une alliance entre les laïques et l'armée est plus  naturelle que celle entre l’armée et les Frères musulmans. Cela est positif  pour l'Egypte et peut-être même pour nous en Israë".


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