mardi 25 juin 2013

La résistance de la Syrie, un casse-tête sans solution pour l'Occident, par Ghaleb Kandil

 IRIB-La guerre universelle menée par Barak Obama contre la Syrie est entrée..
 ... dans une nouvelle phase après une remobilisation des moyens sous l'égide de l'Arabie saoudite et de la France. La répartition des rôles a eu lieu à la réunion de Doha.

L'effritement et le pourrissement des façades de l'agression contre la Syrie, appelées "opposition", ont de tout temps constitué un casse-tête endémique pour la coalition internationale hostile à la Syrie. Des ministres des Affaires étrangères et des chefs de services de renseignements occidentaux et arabes l'ont reconnu ouvertement. De réunions en réunions, entre Istanbul, Doha et Paris, des chefs "opposants" ont été désignés et des nouveaux noms ont été inventés, pour préparer à chaque fois une nouvelle étape de l'agression. L'Occident n'a pas compris que les rapports de forces ont changé car l'humeur populaire n'est plus le même. La pseudo-opposition ne jouit plus d'aucun appui au sein de la population qui soutient, à plus de 70%, le président-résistant Bachar al-Assad, de l'aveu même des agences du renseignement occidentales.

Cette fois-ci, comme les fois précédentes, les impérialistes et leurs agents crient "Nous avons trouvé", à la manière de Newton lorsque la pomme lui est tombée sur la tête. Le savant parlait, bien évidemment, de la Gravité, alors qu'eux parlent de Salim Idriss. Cet officier déserteur est présenté comme l'homme qui va faire des miracles susceptibles de concrétiser les illusions d'Obama et de François Hollande, qui consistent à "rééquilibrer la situation sur le terrain en procédant à une déconnection entre l'Armée syrienne libre" (ASL) et le Front al-Nosra.

Il suffit de voir que ce plan a été confié au fondateur d'Al-Qaïda et du terrorisme takfiriste, Bandar Ben Sultan, pour découvrir à quel point le discours occidental est plein de mensonges.

Espèces de génies, comment pourrez-vous changer les réalités sur le terrain? Les quantités d'armes supplémentaires pourront-elles transformer les brigands de grands chemin en combattants pour la liberté? et les égorgeurs et autres coupeurs de têtes en groupes tolérants et éclairés, qui protègeront les églises, les couvents, les hommes de religion chrétiens et musulmans, placés sur les listes des personnes à abattre par les fatwas saoudiennes et qataries émises par les cheikhs takfiristes? Votre Salim Idriss osera-t-il prendre une quelconque mesure contre ces groupes de mercenaires sanguinaires?

Salim Idriss n'est qu'un mercenaire supplémentaire à la solde des services de renseignements occidentaux, saoudiens et qataris, et non pas un leader populaire capables de faire des miracles qui feraient disparaitre ces groupes takfiristes. Il ne fera qu'accentuer les dissensions entre les armées d'arrivistes, comme Michel Kilo -qui a parlé d'une révolution dans la révolution- et les véritables chefs du Front  al-Nosra, Riad Chakfa et Farouk Tayfour, les leaders de la branche militaire sanguinaire des Frères musulmans, dans les années 80, et que tous les syriens connaissent... et détestent.

Bandar a pris le commandement du nouveau plan d'agression, qui s'est traduit par une recrudescence des attaques-suicides ces dernières semaines. Il mise sur une poussée de ses groupes de mercenaires à travers la Jordanie dans la province de Daraa, pour modifier les équilibres sur le terrain, dans une tentative désespérée de reporter la bataille de la libération d'Alep. Mais l'enthousiasme des Syriens à revenir dans le giron de leur Etat, la détermination de l'armée arabe syrienne et la loyauté des alliés de la Syrie, feront échec à ce plan.
 Des sacrifices supplémentaires devront être consentis, mais l'issue de la guerre ne fait aucun doute: la victoire de la Syrie et la défaite de ses ennemis.

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