lundi 20 mai 2013

Qusseir : "Nos commandants nous ont trahis"(terroristes)



Qusseir : "Nos commandants nous ont trahis"(terroristes)
IRIB-La ville et le rif de Qousseir seront bientôt dans les mains de l’armée syrienne.
Tel est le constat définitif des sources de l’armée syrienne mais aussi de l’opposition, notamment des groupes armés à Qousseir. Une grande partie des fortifications des milices armées dans le bastion de l’opposition se sont effondrées sous les frappes de l’armée arabe syrienne.
Ni les fortifications ni les tranchées dont on parlait depuis des semaines n’ont pu sauver les « rebelles de Qousseir ». En quelques heures seulement, l’armée syrienne est arrivée à la place de la ville. Plusieurs fronts de batailles ont été ouverts simultanément, faisant, pour l’instant, 90 morts et des centaines de blessés, selon des sources de l’opposition à Qousseir s’exprimant à alAkhbar. Mais la bataille n’a pas encore pris fin.
Des sources proches du régime estiment qu’il leur faut quelques jours pour trancher la guerre, alors que les opposants ont réalisé avoir perdu la bataille. La bataille à Qousseir a commencé depuis plus d’un mois.
Après que l’armée syrienne eut pris le contrôle de la plupart des villages du rif de Qousseir au Sud et à l’Ouest, et d’une partie du Nord, les rebelles se sont retranchés à l’intérieur de la ville et dans les localités de Arjoun et Hamidiya (Nord Ouest de la ville), Dabaa, l’aéroport de Dabaa et de Boueyda de l’Est (Nord). Les rebelles de l’opposition ont pu échapper au siège grâce à un passage secret qui mène à Joussieh et aux Monts Qalamoun au Sud.
Cette brèche a permis à un nombre de dirigeants de l’opposition de quitter la ville, avant que les forces du régime n’implantent des mines et ne tendent des pièges dans ce passage. Selon des sources des rebelles, près de 30 éléments ont été tués ou blessés la semaine dernière après que ledit passage a été découvert.  Depuis cet exploit de l’armée syrienne, l’étau s’est resserré complètement sur Qousseir.
Ce fut un prélude à la prise d’assaut de la région fortifiée. Des raids aériens intenses ont fragilisé encore plus les rangs des rebelles. Mais le véritable tournant qui a changé la face de la bataille, a eu lieu il y a six jours seulement. C’est lorsque l’armée syrienne a pris le contrôle de la région stratégique alTal. C’est ainsi que les opposants ont parlé de « la traitrise de certains de leurs dirigeants qui ont remis alTal au Hezbollah et ont pris la fuite ».
 Sachant que ce point donne sur Qousseir et Hermel (Liban) à la fois. Ces rebelles soulignent à alAkhbar que cette « traitrise » a provoqué de lourdes pertes dans les rangs des deux bataillons salafistes d’alFarouk et d’alWadi présents sur place. « Tous les éléments qui étaient dans la position d’alTal ont été tués », reconnaissent les sources des groupes armés.
A ce propos, les miliciens évoquent la traitrise du commandant militaire de la région de Qousseir un certain A. S. et les rebelles rapportent que leurs commandants les ont délaissés et ont pris la fuite, citant le commandant du bataillon alFarouk A.J.H. et Raad, connu pour Abou Diab, et l’émir du bataillon alWadi A.H., qui se sont retirés de Qousseir sans s’intéresser au sort de leurs éléments, via le passage secret avec l’aide d’un homme libanais pro-régime, ayant reçu de l’argent selon les dires de l’un des éléments de l’opposition.
L’opération militaire à Qousseir a été précédée par « un guerre psychologique ». dans les derniers jours, l’opposition armée évoquait une mobilisation de plusieurs milliers de combattants du Hezbollah qui viendront participer dans la bataille de Qousseir. Tout ceci a ébranlé le moral des rebelles. La première frappe de l’armée régulière a également choqué l’opposition. Un commandant de l’opposition s’exprimant à alAkhbar a dit : « Nous avons mobilisé nos forces au front nord, mais nous avons été surpris par les forces du régime et du Hezbollah venues de l’Est, de l’Ouest et du Sud ».
 Selon un rebelle, « l’attaque terrestre a commencé dans les villages chiites à l’Ouest de l’Oronte », précisant que les combattants du Hezbollah sont venus de la région alTal après que la ville de Qousseir est devenue découverte à leurs yeux. Un autre ajoute : « L’attaque a eu lieu de plusieurs directions. Les forces du régime sont venus du Sud et les combattants du Hezbollah du Nord ». D’autres sources de l’opposition justifient le nombre élevé de morts dans les rangs des rebelles par les bombardements qu’ont subis les hôpitaux de campagne. « Tout blessé est mort à cause du manque de soins médicaux ».   
Toujours selon le quotidien libanais alAkhbar, de violents affrontements ont eu lieu au Nord Est de Qousseir. Des sources des rebelles assurent qu’un « groupe libanais armé, venu de la Békaa de l’Ouest et du Nord Liban, est assiégé à Qousseir », soulignant que ce groupe est entré via Ersal mais qu’il ne peut plus en sortir.  
Par ailleurs, des rixes ont éclaté entre les éléments de l’opposition après que certains d’entre eux ont remis des régions stratégiques sans aucune résistance, tel que alTal et Tal Chour. Concernant le nombre des rebelles armés dans la région, l’armée syrienne avance le chiffre de 2000, alors que les combattants pro-régime affirment que « seuls un millier des rebelles sont actifs sur le terrain, alors que les autres ont pris la fuite ou déposé leurs armes ».  


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