samedi 18 mai 2013

Les livraisons des S-300 en Syrie non liées aux bombardements israéliens

La décision de la Syrie de fournir des systèmes de défense aérienne S-300 n'est pas liée aux frappes aériennes israéliennes sur le pays, cette décision a été prise avant ces événements, a indiqué le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.
 « Initialement, les systèmes de défense antiaérienne étaient livrés pour protéger le pays des raids aériens. Mais ces contrats étaient conclus largement avant les bombardements », a indiqué Lavrov dans un entretien à la chaîne libanaise Al Mayadeen.

Les systèmes de défense de l’Etat syrien bombardés
 Lavrov a également signalé que les sites syriens attaqués par l'aviation israélienne début mai font partie du système de défense de l'Etat syrien.
 "Nous avons souhaité établir quelles étaient les cibles des frappes. Selon nos informations, les sites attaqués assurent le fonctionnement du système de défense de l'Etat syrien", a-t-il ajouté.
 Israël a effectué deux frappes aériennes contre la Syrie début mai. Selon les médias occidentaux, l'attaque a permis de détruire un lot de missiles tactiques Fateh-10 que l'Iran envisageait de livrer au Hezbollah. La Syrie déclare que l'aviation israélienne a pris pour cible un centre scientifique non loin de Damas.
 Le pays qui vend des missiles sol-air le fait d'habitude pour protéger le pays acheteur contre les raids aériens, selon M. Lavrov. Mais la Russie a signé des contrats (sur la livraison de missiles sol-air à la Syrie) "bien avant le début des frappes aériennes contre la Syrie en 2012 et en 2013", a rappelé le ministre russe.
 Ces derniers temps, la Russie n'a signé aucun autre contrat avec la Syrie, mais elle honore les contrats existants portant sur les missiles sol-air, selon lui.
 "Ceux qui prévoient des actions agressives contre un Etat souverain n'ont rien à craindre dans ce cas-là, les missiles sol-air étant purement défensifs. Ces systèmes sont destinés à parer les attaques aériennes. Nous ne violons aucune loi et ne souhaitons pas perdre notre réputation de fournisseur fiable", a conclu M. Lavrov.

Echec de Netanyahou
Selon la 2ème chaine de la Télévision israélienne, ces déclarations du ministre russe sont l’indice que la visite du Premier ministre israélien a Moscou a été un échec.
Benjamin Netanyahu s’était entretenu avec le président Vladimir Poutine pour le dissuader de vendre à Damas ces missiles.

L’Iran doit participer
 S’agissant de la prochaine conférence internationale sur la Syrie, Lavrov a indiqué que Moscou insiste sur la participation obligatoire de l'Iran.
 « Nous sommes convaincus qu'il est nécessaire d'inviter les pays d’après la liste des participants à la Conférence de Genève, qui a eu lieu en juin l'année dernière. Et il faut s’assurer que tous les voisins de la Syrie soient présents au rendez-vous. Y compris l'Iran et l’Arabie saoudite », a-t-il déclaré.
La conférence : les 14 et 15 juin
Selon RIA Novosti citant une source diplomatique à Washington, la conférence internationale sur la Syrie dont la tenue a été décidée par la Russie et les Etats-Unis à Moscou début mai, aura lieu les 14 et 15 juin à Genève, a appris
"On peut déjà dire que les deux pays se sont mis d'accord sur la possibilité de tenir cette conférence sur la Syrie à Genève les 14 et 15 juin. Ces dates font actuellement l'objet de discussions. Mais beaucoup dépend des parties syriennes en conflit (gouvernement et opposition) qui n'ont pas encore nommé leur représentants à la conférence", a indiqué le diplomate.
 Les Etats-Unis ont d'abord proposé de convoquer la conférence à la mi-juin, avant le sommet du G8 programmé pour les 17 et 18 juin. Après consultations, on a retenu les dates du 14 et 15 juin compte tenu des calendriers de travail des participants potentiels à la conférence.
 Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a annoncé début mai qu'il s'était entendu avec le secrétaire d'Etat américain John Kerry de convoquer une conférence internationale sur la Syrie dans le prolongement de la rencontre de Genève tenue le 30 juin 2012.
 Mercredi dernier, M. Lavrov a précisé que la Russie, les Etats-Unis et plusieurs pays membres de l'UE avaient décidé d'organiser la conférence à Genève au niveau des ministres et vice-ministres des Affaires étrangères.


Source : Voix de la Russie, Ria Novosti, Télévision israélienne.
http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=112429&cid=18&fromval=1 

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