samedi 13 avril 2013

Al-Jazeera fait chanter Raghda

Source:http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?fromval=1&cid=18&frid=18&eid=106249
Al-Jazeera fait chanter Raghda
L’équipe du site
La célèbre actrice syrienne Raghda a accusé la chaine de télévision satellitaire qatarie AlJazira de l’avoir fait chanter en échange de la libération de son père.

Selon Raghda, qui affiche des positions hostiles à l’insurrection, l’un des dirigeants de la chaine l’a contactée par téléphone et lui a proposé sa médiation pour libérer son père.
Âgé de 89 ans, Mahmoud Naanaa qui selon sa fille souffre de démence depuis 10 ans a été kidnappé  par les miliciens de l’Armée syrienne libre depuis le début du mois de mars dernier. Ses ravisseurs avaient déclaré qu’il a « rejoint la révolution syrienne ».
Dans une vidéo-amateur publiée sur la toile, il est filmé coiffé d’un bonnet d’un châle frappés des couleurs du drapeau de l’insurrection, et en train de dire qu’il « aime la révolution et hait le président syrien Bachar el-Assad ».
Quelques jours après la diffusion des images, un dirigeant du Conseil de la révolution syrienne, Maaz AsSaffouk a nié pour la télévision égyptienne Nour l’implication de l’ASL dans cet enlèvement et accusé l’actrice de l’avoir monté. 
Concernant son entretien téléphonique avec le dirigeant de la chaine qatarie, qui a duré 40 minutes, Raghda assure qu’elle compte le publier sur sa page Facebook prochainement.
«  Je considère mon père comme un martyr, son affaire n’est plus liée a la consanguinité, mais à celle de l’hémorragie d’une patrie et d’une nation martyrisée », a-t-elle déploré.
Raghda, portant une minerve, à la sortie du commissariat de police, après avoir porté plainteL’actrice syrienne qui vit en Egypte depuis plus de trente ans vient de changer son lieu de résidence. À l’instar des autres acteurs et actrices qui partagent ses positions politiques hostiles à l'insurrection, elle est victime d’une campagne de terreur : «  Ils me punissent, ils me terrorisent, parce que je n’ai pas changé mes positions politiques qui leur sont opposées. Je voudrais savoir de quelle démocratie ils parlent. Cela fait-il partie des principes de la démocratie que de terroriser les gens qui vous sont opposés ? », s’était-elle interrogé au lendemain de l’attaque dont elle fit l’objet, le 30 mars dernier, dans la salle de l’Opéra au Caire. Elle venait de prononcer un poème sur le sort des femmes réfugiées syriennes qui viennent en Egypte et acceptent de se marier avec des éléments des groupuscules islamistes. 
Sept hommes barbus, portant des extincteurs ont tenté de l’agresser, avant qu’elle ne parvienne à prendre la fuite.
L'actrice Soulaf Fawakhirji avec des militaires réguliersUne autre grande actrice syrienne, Soulaf Fawkhirji, a elle aussi risqué le pire, lorsque l’ASL a payé sa femme de ménage pour l'enlever ainsi que son fils.

Terrain
4 Saoudiens et 1 Libanais
Des dizaines de miliciens de l’Armée syrienne libre ont été tués ces deux derniers jours dans une opération spéciale réalisée par l’armée régulière dans le village Abel de la région de Ksseir dans le gouvernorat de Homs.
Milicien tué à Abel-Homs4 saoudiens, un libanais, et vingt syriens ont été identifiés sur les pages Facebook de l’insurrection et du pouvoir.
Selon le site syrien Arabi-Press, certains des miliciens ont péri dans un pilonnage aérien et terrestre contre leurs repères. Alors que d’autres ont été tués dans des accrochages avec les militaires.
Dans les quartiers Khalidiyyé et Karabiss, la résistance des miliciens semblent faiblir et il est question d’un mouvement d’évasion.
Des miliciens tués aussi dans les parages de la localité de Chabaa, proche de l’aéroport de Damas, où il est question de 12 miliciens tués Milicien tué à Abel-Homsmardi, selon l’Observatoire syrien des droits de l'homme qui siège à Londres.
Alors que dans la province de Damas, l’armée régulière avance progressivement dans les quartiers Jobar, Abbade, et Otayba, des accrochages intermittents se poursuivent dans le quartier de Barzé, au nord de la capitale, ainsi qu’aux entrées du camp palestinien Yarmouk, au sud de la capitale.
A Alep, l’exploit militaire réalisé la semaine passée en ouvrant le chemin désertique entre Salmiyya et l’aéroport internationale, et la sécurisation de l’usine de défense et du centre d’études scientifiques, à l’est de la ville, a proximité de Safira, infligeant de lourdes pertes aux miliciens du front al-Nosra , les forces armés régulières sont passées à la deuxième phase.  Elles ont sécurisé l’entourage des deux aéroports civils et militaire de Nayrab, et œuvre à faire de même avec la route reliant ce dernier à la ville.
Les miliciens de l'ASL à l'entrée de l'hopital al-Kindi en novembre 2012Mais cette avancée a toutefois été entachée par l’attaque perpétrée contre le centre hospitalier al-Kindi, situé sur une colline stratégique au nord d’Alep, où étaient stationnées des forces gouvernementales.
L’OSDH rend compte de 35 tués au moins : 25 militaires et 10 miliciens, dans l’attaque menée depuis mardi matin.
Occupée une première fois par les miliciens le mois de novembre dernier, l’hôpital a été sécurisé en janvier dernier. Toujours selon l’observatoire, les miliciens sont parvenus à s’emparer de l’entrée principale du centre hospitalier, et de quelques-uns de ses bâtiments.
Les aveux tardifs de l’OSDH
 Un militaire régulier chrétien tué à Darayya ( Damas)Toujours à Alep, et dans un aveu bien tardif des exactions commises contre les civils, et dont notre site a rendu compte dès le début de l’insurrection, l’OSDH  a accusé une milice d’avoir torturé et fait chanter des civils aleppins. A la foi de témoignages de plusieurs victimes, ayant subi des sévices répétitifs, la milice incriminée est celle connue sous l’appellation «  Unité Ahrar Souriyya » ( L’unité des libres de la Syrie ».
L’ONG rapporte que des habitants de la ville ont révélé que ce groupuscule armé a même obligé les déplacés et les habitants d’Alep à leur offrir des sommes d’argent.
Cette révélation de la part de cette instance de l’opposition qui suit une stratégie de manipulation médiatique à l’avantage de l’insurrection semble toutefois douteuse. Surtout qu’elle intervient au moment où les différentes instances politiques de l’insurrection se démarquent de plus en plus du front al-Nosra et des autres groupuscules salafistes, dont les affinités avec Al-Qaïda s’affichent de plus en plus, et attisent les appréhensions des Occidentaux qui ont freiné leur velléités d’armer les insurgés.
Il s’agirait entre autre, pour bien s’en démarquer, de leur attribuer dans la foulée, tous les crimes, sévices et exactions commis par les uns et par les autres.

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