mercredi 6 mars 2013

Hommage au Croissant Rouge Syrien

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Il n’y a pas besoin d’être expert en politique, et encore moins d’être pro-Assad pour comprendre que la Syrie est victime d’un complot qui s’inscrit dans le cadre du prétendu «printemps arabe.»  De fait, les comploteurs sont tellement sûrs d’eux qu’ils se réunissent ouvertement dans des rencontres qui sont supposées être celles des « amis » de la Syrie.
Comme en Egypte, l’idée est de mettre au pouvoir des gens avec qui les monarchies du Qatar et d’Arabie Saoudite mais aussi  l’entité sioniste pourront composer.
Ces gens sont certes virulents verbalement mais accommodants sur le fond. Exactement comme le premier ministre Turc Recep Tayyip Erdogan qui vient de se fendre d’une sortie radicalement antisioniste verbalement au moment où son armée vient de réceptionner du matériel militaire importé de l’Etat contre lequel il vitupère.
Où comme le régime mis en place en Egypte, qui contre espèces sonnantes et trébuchantes a opté pour la non remise en cause des accords signés avec l’entité sioniste et vient d’ordonner l’inondation de tous les tunnels qui relient Gaza au Sinaï.
Le Croissant Rouge syrien n’est pas une organisation politique et elle accomplit un travail conforme à sa vocation.
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C’était il n’a pas si longtemps: une volontaire du Croissant Rouge syrien portait sur ses épaules une petite réfugiée soudanaise
C’est pour cette raison qu’elle peut travailler, pas sans risques d’ailleurs, dans l’ensemble du territoire national, aussi bien dans les zones contrôlées par le gouvernement que dans celles aux mains de l’opposition.
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Deir Ez Zohr: pour Mohamed, volontaire du Croissant Rouge syrien, tous les moyens sont bons pour acheminer l’aide à ceux qui en ont besoin
Il n’empêche que les cadres de cette organisation peuvent avoir leur point de vue sur ce qui se passe dans leur pays.
C’est le cas par exemple de Khaled Erksoussi, le chef des opérations du Croissant-Rouge syrien qui ne peut s’empêcher de faire quelques constats amers. Comme par exemple que l’aide humanitaire pour le peuple syrien était loin d’avoir atteint les montants promis par les participants à une conférence tenue au Koweit à cet effet. Ou encore que très peu d’aide humanitaire transite par la frontière syro-turque qui semble plutôt une voie réservée à l’acheminement d’armes et de combattants (de fait, on sait que quantité de biens, y compris alimentaires, ont au contraire pris tranquillement le chemin de la Turquie).

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