samedi 16 mars 2013

12.500 Soudanais réfugiés dans le sud-est du Tchad sans assistance (HCR)

Source:http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=101900&cid=76&fromval=1&frid=76&seccatid=31&s1=1
12.500 Soudanais réfugiés dans le sud-est du Tchad sans assistance (HCR)
Quelque 12.500 réfugiés soudanais en provenance du Darfour, vaste région de l'ouest du Soudan en proie à des troubles, ont afflué vers le Tchad depuis un mois, fuyant des affrontements inter-ethniques, a-t-on appris auprès du Haut-commissariat aux réfugiés des Nations unies (HCR) samedi.
"C'est depuis un mois environ que Tissi (localité située à la frontière Tchad-Centrafrique-Soudan dans le sud-est du Tchad) enregistre un afflux massif de réfugiés soudanais venant de la région du Darfour", a annoncé samedi à l'AFP la représentante du HCR au Tchad, Aminata Gueye.
"Nous avons dépêché une mission conjointe gouvernement-HCR sur place. Cette mission, qui est rentrée jeudi, a recensé 12.500 réfugiés qui ont traversé la frontière. On ne s'attendait pas à cet afflux. C'est une situation urgente qui nous inquiète", a-t-elle ajouté.
   Selon Mme. Gueye, les réfugiés dont la première vague est arrivée "depuis un mois (...) disent qu'ils ont fui des affrontements inter-ethniques survenus ces derniers mois au Darfour nord, pour la prise la prise de contrôle de mines d'or".
   "Dans deux mois la pluie va s'installer et cette zone ne sera plus accessible ; donc il sera difficile de les assister. S'il y a des actions à mener, c'est à faire dans les deux mois qui restent", s'est inquiété Aminata Gueye, précisant avoir eu des entretiens avec le ministre tchadien de l'administration du territoire "pour identifier un site pour transférer ces réfugiés avant le mois de juin".
   La guerre civile au Darfour a fait depuis 2003 au moins 300.000 morts, selon l'ONU - 10.000 selon Khartoum- et plus d'un million de déplacés.   Bien que les violences aient beaucoup régressé, les combats entre les rebelles et l'armée du régime de Khartoum soutenue par des milices arabes, les braquages et violences tribales restent quotidiens.

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