vendredi 8 février 2013

Syrie:Al-Khatib rassure Israël et un autre opposant demande son aide

Source:http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=95861&cid=18&fromval=1&frid=18&seccatid=37&s1=1
Syrie:Al-Khatib rassure Israël et un autre opposant demande son aide
L’équipe du site
  Le chef de la coalition de la révolution et de l’opposition syrien cheikh Ahmad Moaz al-Khatib aurait adressé un message de paix à l’entité sioniste la rassurant que la Syrie de l’avenir ne sera jamais son ennemi. Selon le correspondant du journal israélien Yediot Aharonot, Ronen Bergman, (cité par le site Arabs-Press) qui dit avoir rencontré al-Khatib en marge de la rencontre de Berlin organisée la semaine passée, celui-ci a tenu à rassurer les Israéliens: « ne vous préoccupez pas. Nous allons contrôler les armements chimiques et le placer dans des mains sures après la fin du régime de Bachar al-Assad ». Il s’est même engagé à empêcher que cet arsenal ne passe pas entre les mains du Hezbollah.  
Toujours à Berlin et selon ce même journal israélien, un dirigeant syrien de l’opposition, dont l’identité n’a pas été signalée, se présentant comme étant originaire de Deir Ezzor s’est adressé en personne au ministre de la guerre israélien Ehud Barak lui demandant de faire intervenir ses avions F16 pour aider « la révolution syrienne ».
Une usine militaire attaquée : plus de 113 victimes
Haddaa al-Haraké fait partie des victimes de l'attentat suicideSur le terrain, des connivences ne pouvant relever de la pure coïncidence se confirment de jour en jour entre l’opposition syrienne et l’ennemi sioniste. Elles sont décelées entre autre par le biais de certains attentats visant des installations militaires syriennes dont la destruction ne peut que servir les intérêts de l’ennemi sioniste.
Mercredi, c’est également un centre de recheche militaire, similaire à celui de Jamraya détruit par les avions israéliens qui a été la cible des insurgés syriens, du front al-Nosra en particulier.

Selon le site Syria Truth et des sites syriens rebelles, le Centre de Recherche Scientifiques (CRS) situé dans la région Bourak, dans la région de Salmiyya, à l’ouest de Hama a été victime d’un attentat suicide à la voiture piégée. Selon le site Syria Truth, pas moins de 113 employés, hommes et femmes, qui ont été tués, alors que 200 autres sont grièvement blessés. Alors que les agences parlent de 54 tués

Najdat Abou Kassem a été tué dans l'attentatUn rescapé de l’attentat rapporte qu'un kamikaze conduisant un minibus s’est engouffré dans le convoi des bus transportant les employés du CRS, à leur sortie de travail vers 15  heures, et s’y est fait exploser. Selon une première estimation, le véhicule transportait l’équivalent de deux tonnes d’explosifs. Des accrochages ont alors éclaté, avec la participation des dizaines de miliciens venus de toutes parts. Ils se sont poursuivis jusqu’à l’aube de jeudi, lorsque les miliciens ont dû se retirer, après avoir désespérés de s'emparer du centre. 
Concernant le centre de Jamraya, Syria Truth avait signalé qu’il avait fait l’objet de plusieurs attaques de la part de l’Armée syrienne libre, raison pour laquelle l’intervention israélienne était plus que nécessaire. Et c’est pour cela que les Israéliens ou les Américains s'attellent pour voiler sa veritable nature, insistant que la cible était un convoi de missiles envoyés au Hezbollah. Question de ne pas révéler au grand jour les liens tenus au grand secret entre les insurgés syriens et l’ennemi sioniste.

Les services d’espionnage de Bourhane Ghalioune    
La carte aérienne de l'usine et centre militaireA cet égard, Syria Truth révèle que le centre de recherche Bourak avait été signalé par le responsable du Conseil national syrien (CNS), Bourhane Ghalioune, ainsi que les deux autre centres, celui de Zaidal situé à l’est de Homs, et celui de Zaoui proche de Missiaf, dans une note datant de 2011, et qu’il a envoyée aux ministères des affaires étrangères américain et français, accompagné de cartes aériennes et de datas
(Voir les cartes aériennes du CNS sur les liens suivants :

http://www.syriatruth.org/Portals/0/syrian_national_council_memo_1.pdf
http://www.syriatruth.org/Portals/0/syrian_national_council_memo_2_1.pdf
http://www.syriatruth.org/Portals/0/syrian_national_council_memo_3.pdf

 «  Ces endroits comportent des unités de production de têtes militaires non conventionnelles (chimiques et bioloUn soldat tué dans l'attaquegiques) et l’un d’entre eux (celui d’al-Bourak connu sous le nombre 797) effectue des activités nucléaires interdites. D’après nos informations, ce sont des lieux secrets dont l’Agence internationale de l’énergie atomique avant exigé l’inspection durant les trois dernières années, ce que le régime syrien avait alors rejeté », est-il écrit dans la notification de Ghalioune.
Et d'ajouter sur les trois usines: « dans ces endroits travaillent des experts venus d’Iran, de la Russie, de la Corée du nord et du Hezbollah. Le Hezbollah prend sa part de missiles syriens qui lui est consacré des trois usines... ».

Curieusement, Ghalioune prétend que les autorités syriennes comptent cacher les détenus dans ces trois lieux et fait croire qu’il craint pour leur vie, « sachant qu’ils sont tous des sunnites alors que ceux qui travaillent dans ces usines sont de la communauté alaouite », comme il se plait à préciser. 
Il a écrit cette note à la veille de la signature de l’accord entre le gouvernement syrien et la Ligue arabe en fonction duquel des observateurs arabes devaient se rendre en Syrie.
Syria Truth assure tenir cette information d’une source de Human Rights Watch qui assure avoir reçu une copie de la lettre de Ghalioune, à travers le département américain des affaires étrangères, qualifiant cette note d’un « mesquin travail d’espionnage ».

Une opération préventive à Damas : la Grande épopée avortée
Les banlieues est et sud de la capitale syrienne ont connu une escalade militaire importante ces derniers jours. Selon le journal libanais AsSafir, il s’agissait d’une opération préventive de grande envergure menée par les forces gouvernementales contre les milices de l’insurrection, venus de toutes les régions syriennes, dans le cadre d’une bataille baptisée par les medias de l’insurrection « la grande épopée » pour s’emparer de Damas.
Dans les combats, l’artillerie et les avions de combats syriens étaient actifs. Alors que les miliciens utilisaient des obus de mortier, des anti aériens, des voitures piégées conduites par des kamikazes et des mitrailleuses Dochka. Une source militaire syrienne a révélé que l'attaque s’est faite sur deux front en même temps : Darayya et environs, au sud,  (proche de l’aéroport militaire de Mazzé) et Joubar et envoirons à l’est (à travers laquelle les miliciens tentaient d’accéder à la place des Abbasides). Les sites gouvernementaux ont fait état de centaines de tués dans les rangs des miliciens, alors que les sites de l’insurrection ont parlé d’un grand nombre de tué, sans en préciser le nombre réel.
DarayyaSelon Arabs-Press, la région de Joubar est sur le point d’être sécurisé l’armée syrienne a réalisé une avancée importante à Darayya et les miliciens sont en train de fuir via les vergers qui l’entourent.
Pour leur part, les medias de l’insurrection ont écrit que les miliciens du front al-Nosra sont entrés à Damas jusqu’aux environs de la place des Abbasides, puis en sont sortis mais comptent rester dans ses parages, notamment à Adra, Zmelka, Harasta et Darayya.
Après avoir annoncé le déclenchement de la bataille de la « Grande épopée », le Haut Conseil militaire révolutionnaire a nié avoir l’avoir déclenché. Ils ont toutefois reconnu la mort de 54 miliciens tuees à Joubar seulement.
Quant à la télévision américaine Sky News, elle a rendu compte d’une version proche de celle des autorités syrienne, signalant que les miliciens de l’ASL se sont retirés de la province de Damas, après la mort de centaines d’entre eux, dont des commandants. Et concluant que « l’ASL finit la bataille de la Grande épopée avec de grosses pertes ».
Hama : deux localités proches des régions alaouites sécurisées 
Les soldats gouvernementaux ont pris le contrôle du quarteir cheikh Saad à Alep après des combats violentsA Hama, des medias concordant assurent que les forces gouvernementales ont repris deux localités : Karnaz , située dans la province de Hama et sécurisée après des combats acharnés qui ont duré 16 jours et AlMaghir. Toutes deux constituent un passage aux villages alaouites de cette région selon l’OSDH. Les habitants de ces villages font l’objet d’une opération d’extermination et d’expulsion de la part des miliciens.

A Homs, des sources médiatiques syriennes ont fait état de dizaines de miliciens du Front al-Nosra qui ont été tués dans des accrochages à Sultaniyyé et Kfaraya .
A Alep, Selon syrian Documents, des obus se sont abattus sur une mosquée située dans le quarteir Achrafiyyé, causant la mort des fidèles, dont l'Imam de la mosquée.
 

A Dera, 6 miliciens ont été tués, selon le site, dans un bombardement de leur repaire dans la ville.  
Version OSDH-AFP: "7 soldats syriens ,..., et plus de 100 rebelles tués"
Milicien à HarastaSept soldats syriens sont morts vendredi dans une attaque contre un barrage militaire à Safireh (nord) menée par des jihadistes du Front Al-Nosra, a affirmé l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), après le décès de plus de 100 rebelles en 72 heures dans cette zone.
  
Le barrage militaire bloquait la route menant à des usines de matériel de défense, placées sous haute sécurité au sud de Safireh, dans la province d'Alep, selon l'OSDH qui a précisé que des troupes avaient été envoyées en renfort dans les usines après l'attaque.
   "Au moins 112 rebelles sont morts depuis mercredi dans des combats avec les troupes du régime entre les villes de Safireh et de Khanasir, située à 40km au sud" de Safireh, a indiqué à l'AFP le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane.
  
"Les forces du régime sont stationnées au niveau des usines militaires (...) et ont mis en place des barrages militaires tout au long de la route menant à Khanasir, mais c'est le Front Al-Nosra et plusieurs groupes rebelles qui contrôlent les rues de Safireh", a-t-il ajouté.
  
Selon l'OSDH, Safireh est devenue une "ville fantôme", ses habitants ayant fui les bombardements incessants de l'armée.
  
Les violences à travers la Syrie vendredi ont fait 45 morts selon un bilan provisoire dressé par l'OSDH, qui dispose d'un large réseau de militants, de médecins et d'avocats à travers le pays.
 L'armée a intensément bombardé la banlieue est de Damas, base arrière de la rébellion, pour tenter une nouvelle fois de repousser les insurgés qui se rapprochent depuis plusieurs mois de la capitale.
  

Trois rebelles sont morts vendredi dans le quartier de Tadamoun dans le sud de Damas, tandis que six autres ont été tués par des bombardements visant la localité de Mouadamiya al-Cham près de la base aérienne militaire de Mazzeh, au sud-ouest de la capitale, selon l'OSDH.
 La ville de Zamalka, à l'ouest de Damas, était particulièrement visée par des raids aériens, parallèlement à de violents combats au sol entre loyalistes et insurgés, rapporte l'OSDH.
  
Les forces du régime ont également bombardé la ville de Deir Ezzor, dans l'est du pays, ainsi que les provinces de Raqa (nord-est), Idleb (nord-ouest), Hama (centre), Alep (nord) et Deraa (sud).
  

Et selon un nouveau bilan en forte hausse de l'OSDH, au moins 54 personnes, dont 11 femmes, ont péri mercredi dans un attentat qui a frappé un bus transportant des employés d'une fabrique d'uniformes de l'armée dans la province de Hama (centre).
  
     


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