vendredi 15 février 2013

L’armée était au courant des détails du plan de la 5ème attaque contre Damas

Source : http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?fromval=2&cid=37&frid=18&seccatid=37&eid=95879


Des soldats de l'armée syrienneL’heure H fixée mercredi matin par l’opposition pour prendre d’assaut Damas n’était pas la première. En tout, cinq tentatives ont eu lieu et toutes ont été vouées à l’échec, la dernière ayant été la mieux préparée sur le plan tactique. Que s’est-il donc passé?
Des informations sur des discussions entre le Front al-Nosra et d’autres groupes armés pour coordonner une attaque contre Damas sont parvenues, il y a plusieurs jours, aux services de renseignements syriens.
Des rebelles ont été acheminés d’autres régions du pays, aux côtés de combattants étrangers aguerris, qui ont pris position dans la campagne aux abords de Damas.
On parle de 20000 combattants massés pour cet assaut, qui visait à montrer que ce n’est pas le chef de la Coalition nationale syrienne, Ahmad Moaz al-Khatib, mais les groupes armés qui ont l’initiative sur le terrain.
Les détails de la «Grande bataille de Damas», comme l’ont appelé les rebelles, sont parvenus aux renseignements militaires syriens 72 heures avant l’attaque. Le plan consistait à avancer à partir de deux axes: Jobar-Zamlaka, pour prendre le contrôle de la Place des Abbassides, ce qui aurait poussé l’armée à dégarnir le front de Daraya et la route de l’aéroport et à envoyer des renforts sur le nouveau front. A ce moment, l’autre phase du l’offensive commencerait de Daraya vers l’aéroport militaire de Mazzé et vers le coeur de la capitale.
Le régime avait son propre plan. Il a retiré ses unités combattantes des premières lignes et a déversé un déluge de fer et de feu par terre et par air dès le début de l’attaque.
Des centaines de rebelles ont été tués au début de l’assaut, dont les plus entrainés et d’importants chefs. La bataille a duré des premières heures du matin à 17 heures mercredi. Les habitants de Damas, qui entendaient les bombardements, considérés comme les plus violents, ne savaient pas ce qui se passait.
Les groupes armés se sont retirés, laissant sur le terrain de lourdes pertes et se plaignant d’avoir été trahis par des informateurs qui ont fait parvenir aux renseignements syriens, redevenus actifs dans les rangs rebelles, les détails du plan.
L’échec de la «Grande bataille de Damas» affaiblit davantage les rebelles et donne de nouveaux points au régime, à la veille d’un éventuel début du dialogue.
Ce que le régime refusait de concéder lorsqu’il était dans une situation difficile, il ne l’accordera pas maintenant alors que sa situation sur le terrain s’est améliorée. C’est-à-dire que les conditions posées par al-Khatib n’ont aucune chance d’être acceptées.
Elnashra+Mediarama

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