mercredi 13 février 2013

Israël se réjouit de la situation en Syrie, mais ne le dit pas

Source:http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=96681&cid=18&fromval=1&frid=18&seccatid=37&s1=1
Israël se réjouit de la situation en Syrie, mais ne le dit pas
L’équipe du site
Le quotidien israélien Haaretz a révélé  que les estimations israéliennes qui prévoyaient  une chute rapide du président syrien Bachar el-Assad se sont dissipées et il semble que les deux protagonistes sont à égalité sur le terrain.
«  Rien n’est encore tranché, malgré la hausse de la violence », a-t-il écrit dans son numéro de mercredi.

Rappelant que certaines prévisions des services de renseignements occidentaux misent toujours sur la chute du président syrien, le journal rapporte que d’autres évoquent le scenario d’une chute progressive de la Syrie dans le chaos.
Toujours selon le Haaretz, Israël est parfaitement satisfait de la situation actuelle en Syrie  et estime qu’elle sert ses intérêts, quoiqu’il évite de l’afficher publiquement. Surtout après la dissipation des craintes des chefs militaires israéliens d’une éventuelle attaque surprise syrienne via les frontières avec le Golan occupé. «  C’est désormais très difficile pour l’armée syrienne de prendre l’initiative de mener une attaque traditionnelle. Il se passera beaucoup de temps avant qu’elle ne restaure ses capacités », analyse le journal.
En revanche, appréhende le journal, l’instabilité en Syrie impose à l’armée israélienne des préparatifs militaires d’un autre genre, de sorte que les services de renseignements se devraient de mobiliser toutes leurs branches pour poursuivre de près les évolutions en Syrie, surtout concernant le transfert de l’arsenal chimique au Hezbollah, ou les groupuscules sunnites de l’opposition liés à la nébuleuse d’Al-Qaïda ».
Jaafari: Israël est impliqué
Pour sa part, le représentant de la Syrie au Nations Unis Bachar al-Jaafari a accusé l’entité sioniste de faire partie de ceux qui attisent la crise syrienne. «  Israël aide et arme les groupuscules salafistes takfiris qui sont actifs dans la région du Golan syrien occupe », a-t-il révélé.
Dans une  intervention prononcée lors d’une réunion plénière publique du Conseil de Sécurité, Jaafari s’est étonné que « certains pays arabes et régionaux aient affiché leur préoccupation pour la situation des civils syriens, alors qu’ils financent et arment les groupuscules terroristes transfrontaliers qui s’en prennent à l’Etat syrien dans toutes ses composantes ».
Selon lui, la meilleure façon de protéger les civils dans les conflits armés est de leur faire éviter les guerres et de recourir aux procédés pacifiques pour les régler.

«  Le mercantilisme politique immoral sur la question des réfugiés syriens, dont l’organisation de conférences ici et là seulement pour annoncer des engagements que personne ne respectera dans la plupart du temps, est incompatible avec les tentatives de protéger les civils, et occulte la vérité que ce sont ces mêmes Etats qui promettent d’offrir des dons qui sont derrière le déplacement des refugiés et leur souffrance », a-t-il conclu.
Des miliciens abandonnés à leur sort regrettent leur révolution ratée 
Justement et concernant la situation des réfugiés syriens, la correspondante du journal allemand Deir Spiegel a effectué un reportage intitulé « La révolution oublie ses fils », dans lequel elle s’intéresse au sort  de plusieurs miliciens originaires de Homs, mutilés durant les combats et qui vivent actuellement au Liban.
Selon Ulrike Putz, ils sont  des dizaines, voire des centaines qui vivent dans une situation lamentable et ont perdu tout espoir, d’autant plus qu’ils sont abandonnés à leur sort.

Parmi ceux qu’elle a rencontrés figure un certain Abou Yaza. Il travaillait comme menuisier avant de rejoindre les rangs de l’Armée syrienne libre. Durant les combats, il a été blessé aux yeux et encourt la cécité s’il ne se soumet pas à une intervention chirurgicale qui coute entre 30 mille et 150 mille dollars. Vivant avec sa famille dans une cave dans la ville de Tripoli, et s’estimant méritant un salaire d’ancien combattant dans les rangs de l’ASL, il reproche à cette milice de ne pas lui faire parvenir les fonds envoyés par l’Arabie saoudite et le Qatar aux miliciens, et qu’il vit de l’aide que lui accorde certains Libanais qui ont pitié de lui.
La correspondante allemande dit aussi avoir rencontré une quinzaine d’autres miliciens dans la même situation qu’Abou Yaza qui vivent dans un appartement délabré et rongé par la moisissure, et qui n’ont pas de quoi manger. «  J’ai donné à la révolution tout ce que je possedais», raconte Machour qui possédait plusieurs commerces de légumes à Homs avant l’insurrection, et qui a perdu une jambe lorsqu’il a rejoint les insurgés : «  depuis que je suis incapable de combattre, je suis oublié pour le groupe avec lequel je combattais », se désole-t-il.
Selon le journal allemand, la plupart des assistances provenant des organisations internationales sont orientées aux femmes et enfants. Alors que les sommes payées par les Etats arabes s’évaporent chez les dirigeants au plus haut de la pyramide, alors que ceux qui sont dans sa base ne perçoivent rien.
 «  Deux années macabres ont transformé un nombre non négligeable de miliciens honnêtes en des corrompus qui ont accumulé des sommes au dépens de leur compagnons d’armes », constate la reporter.

De plus, ce sont les mouvements islamistes qui raflent la majeure partie de l’argent arabe envoyé, surtout les Frères Musulmans. «  Si j’étais membre des FM, les soins auraient été bien différents », explique un autre insurgé mutilé, Moukhtar, qui était un ingénieur en décor et dont les blessures dans les bras et les jambes l’ont sorti de la bataille. Vivant actuellement dans un appartement avec des camarades et n’ayant pas de quoi payer son loyer, il demeure toutefois intransigeant. « Je ne suis pas sorti dans la rue pour substituer Bachar el-Assad par les Frères Musulmans et recevoir leurs ordres », assure-t-il.
Assurant qu’il évite d’informer sa famille qui se trouve toujours en Syrie de la situation désastreuse dans laquelle il vit, « pour ne pas les désespérer », Moukhtar en appelle à poursuivre la révolution, en raison de l’ampleur des sacrifices.
A la question de savoir s’il aurait emprunté le même chemin, s’il revenait en arrière dans le temps, il a répondu : «  si nous savions que le dénouement était de la sorte, nous aurions préféré rester sous le pouvoir de Bachar el-Assad », a-t-il répondu tout court. Une opinion qui semble bien partagée par ses paires.

Syria Truth dévoile la manipulation de l’OSDH
Le médecin Ali Smandar tel qu'il a été illustré sur le site de l'ASLLe site Syria Truth a démenti l’information véhiculée  par l’OSDH et selon laquelle les rebelles ont liquidée 5 officiers de la Garde républicaine dans la région Karrah, dans la province de Damas, alors qu’ils se rendaient de la capitale vers Lattaquié. Selon le site, la vérité est que les victimes sont un médecin civil, son cousin maternel, son frère et ses trois fils. Après avoir perdu leurs maisons bombardées par les miliciens, ils voulaient se rendre à la ville côtière de Jablé, signale le site, lorsque ils furent victimes de tirs de feu intensifs.
Le communiqué de l'OSDH sur cet assassinatA noter qu’une consultation du site officiel de l’ASL donne raison à la version de Syria Truth. Il y est signalé la mort de cette famille, dont les membres sont qualifiés de « cochons nassiriens (alaouites) », sans aucune allusion à leur appartenance à la Garde républicaine.
    
     

Terrain
Dans le nord de la Syrie, et plus précisément dans le gouvernorat d’Alep, les combats battent leur plein dans les parages des aéroports et des usines militaires. Selon l’OSDH, des accrochages violents sont signalés dans l’entourage de l’aéroport international d’Alep et celui militaire de Nayrab, situé à ses côtés.
Alors que des com
Vue aérienne des deux aéroports international et Nayrab (Selon Syria ai Truth)bats ont lieu dans la localité Talarane autour de la ville de Safira, où les forces gouvernementales tentent de consolider leurs forces pour briser le siège imposé par les miliciens aux usines de défense.
Mobilisation des milices, le convoi de l’armée aux portes de Safira

Convoi de l'armée vers Safira: la mobilsation générale des miliciens
Or, d’après l’agence Asia (Asie) le front al-Nosra a annoncé la mobilisation générale pour reprendre le village Khanasser, situé à 60 Km de Safira, et pour empêcher l’arrivée des renforts envoyés par l’armée régulière aux usines de défense. A la foi des sources de cette milice d’Al-Qaïda, ces renforts qui sont les plus importants dépêchés dans cette région comptent quelques 3 mille soldats, 25 chars modernes T92, et 25 véhicules inter, transportant des mitrailleuses lourdes, des lance-missiles sophistiqués.
L’agence assure que les miliciens du front auxquels se sont ralliés les brigades les Libres du Levant (Ahrar esh-sham) et le mouvement islamique AlFajr ont du mal à garder leurs positions dans ce village. Durant ces dernières heures, au moins une vingtaine de miliciens ont péri dans le village.

Vue aérienne de l'usine de défense à SafiraDe plus, les pages de la milice sur les réseaux sociaux du front laissent présager une certaine exaspération. Exagérations et fausses informations sont véhiculées pour rassembler le plus grand nombre de milices : il y est indiqué entre autre que c’est une unité entière de l’armée régulière qui est envoyée, et qu’elle est assistée par des Iraniens. Les sites évoquent une carence en munitions et qu’une centaine de cadavres de miliciens gisant sur le sol dans les villages Oum Amoud et Jneid ou des combats ont eu lieu. Certains ont écrit que les forces gouvernementales mènent la politique de la terre brûlée et utilisent les civils comme boucliers humains.
Alors que les sources insurgées disent avoir endommagé deux chars,  Asia signale que cette mobilisation n’a pas empêché l’armée régulière d’avancer, pour se positionner à 15 km des usines. Et de prévoir que les jours prochains seront décisifs.
Versions AFP-OSDH
 

(( De violents combats entre soldats et rebelles syriens se déroulaient mercredi autour de bases militaires dans la province d'Alep, dans le nord de la Syrie, au lendemain de la prise par les rebelles d'un aéroport militaire.
   "Des combats virulents entre soldats et combattants du Front al-Nosra, de Liwa al-Tawhid et de Mouhajirine, se déroulent autour d'une base appelée "la Brigade 80", dont les rebelles ont quasiment pris le contrôle", a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
   Cette base est en charge de la sécurité de l'aéroport international d'Alep et de l'aéroport militaire al-Nairab, selon l'OSDH qui s'appuie sur un large réseau de militants et de médecins.
   Mardi, les rebelles ont pris le contrôle de l'aéroport militaire al-Jarrah, s'emparant de munitions et d'avions MIG, et ont lancé des attaques contre d'autres bases aériennes dans la région où des dizaines de combattants des deux côtés ont péri.
   Les rebelles ont centré leurs batailles contre les bases aériennes qui sont sources d'armes et de munitions, et pour mettre hors service les avions de combats les bombardant.
   Entretemps, le Centre média d'Alep (anti-régime) a indiqué que l'électricité et l'eau étaient coupées pour le quatrième jour consécutif, avertissant contre "un désastre humain" dans la grande métropole du nord.
   Commentant la progression des rebelles à Alep, le directeur de l'OSDH Rami Abdel-Rahmane a estimé que l'armée desserre sa prise sur des parties du nord de la Syrie pour mieux sécuriser le centre.
   "L'armée résiste à peine à la progression des rebelles dans les bases du nord du pays, alors qu'elle lutte avec férocité à Daraya, près de Damas et à Homs, dans le centre du pays", précise M. Abdel-Rahmane.
   "Le régime sait qu'il doit sécuriser des parties du territoire pour pouvoir  négocier" ensuite une transition politique, dit M. Abdel-Rahmane.
   Malgré la progression des rebelles, les avions du régime bombardaient les environs de Sfeira, au sud-est d'Alep et al-Bab au nord-ouest de la grande cité du nord, selon l'OSDH.
   Près de la capitale, les avions du régime ont mené dix raids sur la localité rebelle de Deir al-Assafir, d'après la Commission générale de la Révolution syrienne, un réseau de militants.
   Par ailleurs, des combats se déroulaient sur deux principales autoroutes à l'est et à l'ouest de la ville de Homs (centre), selon des rebelles.
   Les insurgés tentent de "diminuer la pression sur la population dans les quartiers (de Homs) encerclés et bombardés" par l'armée depuis près de huit mois, explique à l'AFP le militant Arraba Idriss via skype.
   Au moins 190 personnes, dont 79 soldats et 76 rebelles, ont été tuées mardi en Syrie, une des journées des plus sanglantes, selon un bilan de l'OSDH.


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