dimanche 20 janvier 2013

Syrie: Mouallem invite les rebelles au dialogue

Source:http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=92566&cid=18&fromval=1&frid=18&seccatid=37&s1=1
Syrie: Mouallem invite les rebelles au dialogue
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Walid MouallemLe ministre des Affaires étrangères de la Syrie a invité les rebelles à déposer leurs armes et à prendre part au dialogue national, affirmant que tous ceux qui y participeront seront inclus dans un nouveau Conseil des ministres avec des pouvoirs exécutifs.
Dans un entretien samedi soir avec la télévision d'État, Walid al-Mouallem a indiqué que le gouvernement a commencé à contacter plusieurs parties pour préparer le dialogue national.
Il a souligné dans ce contexte que les armes ne sont pas les moyens de réaliser le changement et que la base du dialogue national est l'arrêt de la violence et le rejet de l'intervention étrangère.
"Je dis aux comités de jeunes (tanssiqiates, en arabe) qui ont sincèrement pris les armes pour le changement et la réforme, participez au dialogue, à la construction de la nouvelle Syrie", a-t-il lancé.
"Comment voulez-vous plus de démocratie ?", a-t-il encore martelé, ajoutant que les autorités garantiraient à toutes les parties actuellement hors de Syrie et souhaitant participer à ce dialogue qu'elles puissent entrer et sortir du pays "sans problème".
Le Plan du président Assad
Discours Bachar Assad, le 6 janvier 2013Détaillant les points du plan de sortie de crise récemment proposé par le chef d’Etat Bachar Assad (6 janvier 2013), M. Mouallem a affirmé que ce plan concerne toutes les composantes de la société syrienne, dont l'opposition interne et externe.
« Le plan présenté par le président Assad vise à satisfaire les aspirations du peuple syrien et il a été élaboré sur une base nationale, à savoir le rejet de l'intervention étrangère en Syrie et le rejet du terrorisme », a-t-il ajouté.
Et de poursuivre : « la Syrie, qui n'a aucune illusion sur la cessation de la violence, espère cependant que les violences pourraient cesser si les pays qui soutiennent les terroristes en Syrie mettaient fin à leur soutien ».
Les patrons de l’opposition armée
Il a qualifié le Qatar, l'Arabie saoudite et la Turquie de "patrons" de l'opposition armée, affirmant que son pays resterait ouvert à l'envoi d'une nouvelle mission d'observateurs de l'ONU, à condition que les rebelles armés cessent la violence et que les pays de la région arrêtent de soutenir les rebelles.
Armes chimiques
A la question de savoir si le Syrie a des armes chimiques, il a répondu que les Etats-Unis ont lancé une telle campagne pour répéter le scénario irakien. Washington avait prétendu que l'Irak possédait des armes de destruction massive afin de justifier son invasion.
M. Mouallem a réaffirmé la position du gouvernement syrien de ne jamais utiliser les armes chimiques contre le peuple syrien.
La poursuite de la violence
Le ministre syrien des Affaires étrangères a en outre refusé toute discussion portant sur le départ du président Bachar al-Assad, affirmant que ceux qui posaient cette condition comme préalable voulaient la poursuite des violences.
"Tant que les Américains et les parties qui complotent (contre la Syrie), dont des Syriens, s'accrochent à cette condition, cela signifie qu'ils veulent la poursuite de la violence et de la destruction de la Syrie", a-t-il ajouté.
"Personne ne peut dire qui est légitime, le peuple syrien a la décision finale via son libre choix dans les urnes", a-t-il encore dit, ajoutant que "personne ne peut se permettre de porter atteinte à la présidence, c'est inacceptable".
Brahimi et sa mission
Le ministre s'en est également pris à l'émissaire international pour la Syrie Lakhdar Brahimi, déjà étrillé par les autorités et la presse officielle.
Au cours de sa visite fin décembre à Damas, "il a adopté une position reprenant celle des Etats-Unis et du Golfe (...) qui complotent contre la Syrie. De ce fait, il est sorti du cadre de sa mission et il a trahi sa mission de médiateur, car un médiateur ne monte pas une partie contre l'autre".

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