vendredi 25 janvier 2013

Liban : les habitants du Kesrouan ne veulent pas accueillir al-Assir

Source: http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=93441&cid=18&fromval=1&frid=18&seccatid=23&s1=1
Liban : les habitants du Kesrouan ne veulent pas accueillir al-Assir
Des dizaines d’habitants des villages de Faqra-Kfarzebiane, dans le Kesrouan (Mont-Liban), ont empêché jeudi matin le convoi du cheikh salafiste Ahmad al-Assir de poursuivre son chemin vers la célèbre station de ski, où il comptait se «détendre» en compagnie d’une centaine de ses partisans transportés en pullmans.
Dès l’annonce de l’approche du convoi de cheikh al-Assir, une foule d’habitants s’est rassemblée sur la route, et certaines personnes ont garé leurs voitures au milieu de la chaussée pour empêcher les bus de poursuivre leur chemin. Des blocs de pierres ont été placés en travers de la route.
Une unité des soldats de montagne de l’Armée libanaise, qui disposent d’une caserne dans la région, a été dépêchée sur les lieux pour empêcher toute friction entre les habitants et les partisans du cheikh intégriste. Une bousculade a eu lieu entre les soldats et les habitants, dont deux auraient été blessés, selon le site d’information indépendant Elnashra.com.
Très vite, l’incident a pris de l’ampleur. Le ministre de l’Intérieur, Marwan Charbel, est entré en contact avec le chef du Courant patriotique libre (CPL), le général Michel Aoun, pour évoquer la situation. Le général Aoun a estimé que «tout citoyen a le droit de se déplacer librement partout où il le souhaite au Liban». Il a appelé ceux de ses partisans qui participent au mouvement de protestation contre cheikh al-Assir à quitter les lieux. «Nous ne voulons pas un autre bus de Aïn el-Remmané», a-t-il dit, en allusion à l’attaque d’un car transportant des Palestiniens, en avril 1975, qui est considérée comme l’étincelle qui a déclenché la guerre civile au Liban.
Le député du CPL au Kesrouan, Farid el-Khazen, a déclaré que les partisans du CPL n’ont rien à voir avec la fermeture de la route de Kfarzebiane. Il a indiqué que des contacts sont en cours pour régler cette affaire et a mis en garde contre l’exploitation de cet incident «par une cinquième colonne».
Le ministre de l’Intérieur est entré en contact avec les élus locaux et les notables de la région pour obtenir la réouverture de la route. Selon la télévision OTV (CPL), le président de la municipalité de Kfarzebiane serait favorable à l’ouverture de la voie, mais s’est toutefois déclaré opposé à l’utilisation de la force pour y parvenir.
En revanche, le mokhtar de la localité appuierait totalement les protestataires, qui refusent la venue d’al-Assir et de ses partisans, considérée comme «une provocation».
Finalement, un compromis a permis au dignitaire religieux de pousuivre son chemin.

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