jeudi 3 janvier 2013

Le cortège du chagrin, de l’Irak ..au Liban

Source: http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=90676&cid=76&fromval=1&frid=76&seccatid=29&s1=1
http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=90676&cid=76&fromval=1&frid=76&seccatid
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Les musulmans chiites de par le monde sont au rendez-vous ce jeudi pour commémorer le quarantième jour de l’Achoura (qui correspond au 20 Safar de l’Hégire).
A kerbala en Irak, ce sont près de 15 millions de pèlerins qui continuent à affluer au mausolée de l’imam Hussein, troisième imam de la pure descendance du prophète Mohammad, pour pleurer son martyre et celui de ses compagnons et des membres de sa famille.
Venus des quatre coins du monde, une grande majorité des visiteurs, Irakiens et d’autres nationalités arabes, préfèrent se rendre à pieds au mausolée, traversant des centaines de kilomètres.
Cette marche est un signe de solidarité avec le convoi des rescapés de la famille de l’imam Hussein, qui ont été faits prisonniers par les soldats du despote Yazid fils de Muawiya, et qui ont dû parcourir des centaines de kilomètres, avant d’arriver en Syrie, où se trouve le palais de Yazid.
Pour cette raison, on trouve dans la longue procession des fidèles paralysés, des vieux sur des chaises roulantes poussées par des jeunes, des hommes qui portent à dos leurs mères et des enfants malades voire des nourrissons dans les bras de leurs parents. Tout le monde ici cherche à s’identifier à la famille du prophète de l’Islam, qui a beaucoup enduré pour assurer la survie de la religion du Messager de Dieu, Mohammad (pssl).
Sur leurs périples vers Damas, et tout au long de leur parcours estimé à 900 km, les captifs de la sainte famille du prophète ont essuyé des jets de pierres et des insultes de la part des populations locales, croyant qu’ils étaient des rebelles ou des bandits.
Mais, une fois la véritable identité des captifs révélée au grand jour, des révoltes ont éclaté contre les gouvernements locaux dans les villes par lesquelles est passé le convoi, comme à Tikrit, Mossoul, Alep, Sham et autres. Au cours de la commémoration de l’Achoura, les pèlerins, tout en larmes, se rappellent tous les chagrins de la famille du prophète.
Bien que les musulmans chiites commencent à commémorer le martyre du petit-fils du prophète dès le premier jour de Muharram (premier mois de l’Hégire), le quarantième jour constitue le point culminant du deuil.
Commémoration à Baalbek
Au Liban aussi, des dizaines de milliers affluent dès le petit matin au mausolée de Sayeda Khawla à Baalbeck (Nord Est du Liban), l’une des filles de l’imam Hussein morte en route vers Damas pour commémorer le deuil de l’Achoura.
Baptisé le cortège du chagrin, les fidèles renouvellent comme à chaque année leur engagement de persévérer sur la voie de l’imam Hussein et de sa famille, pour réaliser soit la victoire sur l’ennemi de l’Islam, soit le martyre.
Dans les deux cas, on est vainqueur. Sur le chemin de Kerbala, pas de place aux défaites. Rien que les victoires éternelles. 

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