dimanche 13 janvier 2013

La première semaine de 2013 en Syrie : neige & combats

Source:http://www.infosyrie.fr/actualite/une-semaine-en-syrie-2/


 


Cette nouvelle année a commencé par une Syrie qui entend imposer sa volonté politique et militaire sur la scène nationale et internationale malgré une guerre diplomatique et médiatique quasi-mondiale déclarée depuis plus de 20 mois déjà. La solution ne peut être que syrienne, « la Syrie discute avec les maitres et non avec les esclaves » et Bachar se montre plus que jamais sur de lui, « résistant et battant« , au point de défier l’Occident.
À ce propos, voici quelques nouvelles des fronts militaires et politiques…

Le conflit syrien s’invite en France : Assassinats politiques en plein cœur de Paris.
jeudi matin, trois femmes, activistes kurdes, proches du PKK, ont été trouvées mortes à Paris dans le centre d’information du Kurdistan, situé au 106 rue Lafayette dans le Xe arrondissement, chacune avec une balle dans la tête. L’une des victimes tuées à Paris serait une des fondatrices du PKK, le parti des travailleurs du Kurdistan. Appelons les choses par leur nom, il s’agit d’un meurtre, d’un assassinat et non « d’une exécution » comme l’a écrit Le Figaro.
D’après le site Actukurde.fr, il s’agirait de trois militantes politiques: « Sakine Cansiz, l’une des fondateurs du PKK, une figure du mouvement kurde, qui a été emprisonnée en Turquie. Fidan Dogan, 32 ans,  représentante du Congres National du Kurdistan (KNK), basé à Bruxelles, et Leyla Soylemez, une jeune activiste responsable des associations de la jeunesse kurde« . Il est à signaler qu’il y a plus de 200 associations kurdes en Europe, dont une vingtaine en France.

La France invitée en Syrie à travers Marine Le Pen sur la chaine syrienne Sama
La présidente du troisième parti politique de France adopte une position juste, honorable et courageuse pour la Syrie en défendant sa souveraineté nationale contre les fanatiques islamistes et les irresponsables occidentaux. Appelant un chat un chat depuis le siège de son parti à Nanterre, elle a notamment dit qu’au « printemps arabe succéderait l’hiver islamiste » .

 Libération des pèlerins iraniens enlevés en Syrie

Après plusieurs mois de détention, les groupes armés en Syrie ont libéré 48 Iraniens après un geste de bonne volonté de la part des autorités syriennes, qui ont élargi plus de 2 000 personnes incarcérées en raison des événements – mais évidemment pas des tueurs et membres de bandes.


La France de Hollande continue de s’enfoncer
L’ambasseur SDF de la « Syrie démocratique » à Paris, reçu par un ami : il a rappelé quel était le programme de la C-oalition nationale et de son sponsor le Qatar : la guerre jusqu’à la victoire. Espérons qu’il aura trouvé un local d’ici là…
« Nous ne demandons pas des chars et des avions, seulement la possibilité de nous fournir en missiles thermiques pour lutter contre les avions et les hélicoptères d’Assad. » C’est la modeste revendication de Monzer Makhous, premier ambassadeur en France de la « Syrie libre » selon Céline Lussato du Nouvel Observateur, qui interrogeait mercredi 9 janvier cet « homme de dialogue« . Qui a conclu sa péroraison paroles paroles dénuées d’ambigüité, comme de modération :  « Il n’y a pas d’autre solution que l’option militaire« .
C’est ainsi que la France continue à vivre dans ses illusions, cherchant même un bâtiment pour abriter une ambassade fantoche pour une opposition non moins fantoche qui ne représente qu’elle-même, des marionnettes – pour utiliser une terminologie bacharienne – aux mains de Hollande. Mais au fait, monsieur le Président, qui va payerl’ambassadeur et son  personnel et quelle sera sa  légitimité non seulement internationale mais vis-à-vis du gouvernement syrien à Damas ? Une ambassade est une représentation diplomatique d’un État auprès d’un autre dont le rôle principal est d’entretenir les relations diplomatiques avec le pays hôte, donc d’établir un lien de contact permanente entre deux pays, deux gouvernements : une condition qui n’existe pas mais la France de Hollande continue à cultiver l’illusion.
 
La bataille de Hama n’a pas eu lieu

Ce 10 janvier, cela fait trois semaines que l’ASL et les groupes djihadistes associés ont lancé la « bataille de Hama« , mais Hama est très loin d’être touchée par la bataille en question. Bien au contraire, les rebelles battent en retraite, notamment à Taybet al-Imam (à 15 kilomètres au  nord de Hama) où l’armée a détruit dans « une opération spécifique » selon Sana,  un entrepôt et deux véhicules dotés de canons et de mitrailleuses. Par ailleurs, c’est la seule localité qui connait des affrontements depuis que l’armée a pu sécuriser Mork (ou Morek, 25 kilomètres environ au nord de Hama).
Cela dit, sur la route de Hellfaya (20 kilomètres au nord-ouest de Hama), selon la télévision syrienne,  l’armé a tué, mercredi 9 janvier, plusieurs rebelles qui essayaient de poser des engins explosifs, parmi lesquels Mouaz Abdel-Taif et Ahmad al-Chaïb :

Des tensions, des luttes entre les rebelles

Un article de l’agence Arabi-Press, proche du gouvernement, illustre bien les tensions qui traversent les opposants plus ou moins radicaux au régime. En effet, d’après l’article, les raisons de la victoire de l’armée d’Assad à Hama, et selon un responsable ASL, c’est que  les brigades de l’ASL à Idleb, occupées de vols et de commerce des voitures, les ont abandonnées au moment où l’armée syrienne menait sa campagne militaire avec acharnement.

« Il semble que l’ASL à Idleb préfère le commerce des voitures volées. Ils ont délaissé les armes au profit de l’argent croyant que le régime ignorait  leurs activités », raconte-t-il d’un ton ironique. De même, il reconnait que l’ASL n’a aucun contrôle sur Hama, à l’exception d’une faible présence dans la ville de Taybet al-Imam (une dizaine de kilomètres au nord de Hama) où les « combattants risquent leur vie à tout moment », toujours selon ce commandant de l’ASL qui s’exprimait sous le couvert de l’anonymat.
L’absence de coopération entre les brigades sur le terrain est plus que grave : le Front al-Nosra (djihadiste al-Qaïda) avait annoncé sa vengeance pour le massacre – de rebelles plus que de civils – de la boulangerie de Halfaya : un attentat-suicide  contre une position militaire. Mais il s’est avéré que la cible visée était un poste appartenant à l’ASL qui a fait ainsi  11 morts-amis dans cet attentat. En anglais on appelle ça « a friendly fire« , mais était-il si friendly que ça au fait ?
Ci-dessous le lien de l’article :

Quoi qu’il en soit, chaque groupe cherche à avoir le monopole partout où il se trouve.
D’autre part, ce genre d’incident fratricide n’est pas unique à Hama, nous avons déjà vu des disputes et des accusations graves entre les brigades salafo-islamistes ; c’est certes moins graves que de tuer ses propres alliés par erreur, comme c’était le cas de la brigade al-Haq (« la Vérité« ), appartenant aux Frères musulmans, qui ont laissé il y a  un mois environ les djihadistes se débrouiller face à l’armée à Taybet al-Imam (à 15 kilomètres au nord-ouest de Hama) pour saisir des matériels et poser devant la caméra, suscitant ainsi la colère de Jaber, l’un de leurs chefs (voir l’article d’Infosyrie, mis en ligne le 24 décembre : « Vraie menace (contre les minorités) et massacre suspect »)…
Et que la bataille de Hama soit perdue pour « ces raisons » liées à la nature même des rebelles, ne constitue pas une exception locale, nous avons vu la même chose concernant la chute de Baalbeh due selon certains ASL à des trahisons au sein même de leur organisation.



Trois soldats exécutés à Deir Ezzor, dans l’est de la Syrie, a affirmé mardi l’OSDH
« Le Front al-Nosra a exécuté trois soldats capturés dans un bâtiment des services techniques à Deir Ezzor« , a affirmé l’ODSH basée à Londres, suite à une vidéo mis en ligne où l’on voit trois hommes assis devant le drapeau noir du Nosra portant la profession de foi musulmane, entourés par des combattants armés de Kalachnikovs.
Interrogés, ils donnent leurs noms et leurs localités d’origine alors que leur interrogateur les identifiant  comme des alaouites accuse l’un d’eux d’avoir violé une jeune femme. La vidéo se termine par  une autre image, les corps mutilés des « prévenus » gisant dans un fossé.
« Ces chiens d’Assad ont violé une femme à Deir Ezzor et c’est ce qui arrive à quiconque commet de tels actes », crie un homme derrière la caméra.
Le directeur de l’OSDH Rami Abdel Rahmane a affirmé à l’AFP que ces trois prisonniers avaient été capturés samedi, sans pouvoir fournir avec précision la date de leur exécution.
Nous possédons aussi une vidéo intitulée « Opération martyre contre une assemblée de chabihas dans le Sahl al-Ghab » qui renseigne bien mieux qu’un compte-rendu militaire sur la réalité que vivent les soldats – et les Syriens – depuis plusieurs mois en Syrie.
Et voici donc une nouvelle vidéo rebelle de la chaine al-Manara al-Bayda, nous montrant le dernier voyage d’ un jeune djihadiste originaire de ces pays du Golfe, gavé de propagande djihadiste, partant lundi dernier de fort bonne humeur faire exploser son véhicule bourré d’explosifs contre le bâtiment de développement rural dans le village al-Ziyarah (dernière localité dans le gouvernorat nord de Hama et à 45 kilomètres de Sqilbiyeh, la chrétienne) sous prétexte qu’il contenait des « chabihas » tuant ainsi d’après leur site deux-cents soldats et comme le montre les images le bâtiment s’est complètement pulvérisé ! » Des chiffres certainement très exagérés, mais l’attaque kamikaze demeure une arme de la rébellion islamo-djihadiste.
On y voit un homme parlant avec un accent étranger.

Cette opération a été réalisée par un dénommé Abou al-Qaaqaa al-Chimal qui dit à visage caché vouloir venger les morts de Jabal al-Zawiyeh (nord).
Abou al-Qaaqaa est mort persuadé que 70 ou 72 vierges l’attendaient au paradis d’Allah, un certain nombre de soldats syriens sont morts avec lui. Des soldats qui ne luttent pas seulement contre le terrorisme et l’ingérence, mais contre l’obscurantisme. Un obscurantisme soutenu par nos si « modernes » démocrates Hollande et Fabius.
 
La « guerre des aéroports » continue…

Les rebelles continuent à encercler les aéroports militaires de Kuweires, Neyrab (sud-est d’Alep) et Menagh (nord d’Alep) et  prétendent avoir pris celui de Taftanaz (nord d’Idleb), mais combien de fois a-t-il été pris partiellement ou en totalité, à lire les communiqués rebelles ?
Cela dit,  les combats se poursuivaient près des principaux bâtiments alors que «  les avions de guerre et les hélicoptères bombardaient l’aéroport et ses environs » selon l’OSDH.

En effet, pour Ammar al-Wawi, le secrétaire du Conseil militaire de l’ASL, chef de la brigade Ababyls (un nom qui fait référence coranique  à un épisode pré-islamique) les rebelles contrôlent les trois-quarts (sic) de la base de Taftanaz :
Sinon, d’après des vidéos rebelles, le Nosra, branche d’Al-Qaïda en Syrie, avec la brigade al-Taliaah al-Islamiyeh, continuait à lancer des attaques contre l’aérodrome ce jeudi 10 janvier :
D’ailleurs, Abou Abdurahmane,  membre du groupe al-Taliaah al-Islamiyah, contacté à Taftana, confirme non seulement le bombardement de l’aéroport de Taftanaz mais aussi de toute la région :« Toute la région de Taftanaz est bombardée par les avions et les hélicoptères de combat [...] Mais les révolutionnaires arrivent à tenir leurs positions et parviennent même à s’emparer de certains bâtiments situés dans l’aéroport« .
Il est à signaler que ce groupe rebelle islamiste récemment fondé prend ouvertement le relais du groupe al-Taliaah al-Muqatilah, relevant des Frères musulmans des années 80, et écrasé par Assad père à Hama lors de l’insurrection des Frères en 1982. Il fait partie des trois brigades djihadistes qui mènent la bataille des aéroports à savoir le Front al-Nosra et Ahrar al-Cham.
Et à présent quelques blessés insurgés dans cette vidéo d’origine rebelle :
Toutefois,  ces  « aéroports assiégés » par les rebelles n’empêchent pas l’aviation  syrienne de bombarder leurs positions partout où elles se trouvent, y compris s’il s’agit justement des bases assiégées parfois même occupées en partie :

À Alep et dans sa région
Sinon, les opérations de l’armée syrienne ne connaissent aucune trêve : Sana cite une attaque qui a visé plusieurs rassemblements à proximité de Qobtane al-Za’im à l’ouest du Jisr al-Nayrab dans la banlieue d’Alep, détruisant deux véhicules dotés mitrailleuses, tuant plusieurs rebelles ce jeudi 10 janvier. D’autres opérations ont visé, toujours selon Sana, un canon entre Jisr Sfeira et l’usine des batteries, des groupements à al-Kseybeh, à Zytane, à Qarassi, à Khan Toumane, à Khan al-Assal, à Bosra Hochor et à Kafr Naha,
On signale une explosion dans le quartier Sukkari (sud d’Alep), dimanche 6 janvier :
Ci-dessous un reportage de la télévision syrienne mercredi 9 décembre, tourné à al-Achrafiyeh (quartier nord-ouest d’Alep) :
Et une vidéo publiée ce jeudi montrant des opérations de l’armée dans ce quartier à majorité kurde et chrétienne, attaqué souvent par les rebelles présents massivement à Bani Zayd à l’ouest de l’Achrafiyeh :

Quelques minutes à Atareb

Reportage d’origine oppositionnelle réalisé au mois de décembre dans quelques ruelles de la ville qui a fait tant parler d’elle à l’occasion de la soi-disant chute de la base 46. D’après le reporteur anonyme, tous ces ruelles dans le quartier se trouvent « sous le contrôle d’Assad« . Rappelons qu’Atareb (ou al-Atarib) se trouve à une vingtaine de kilomètres à l’ouest d’Alep et constitue une sorte de verrou que les rebelles du gouvernorat d’Idleb s’efforcent en vain de faire sauter depuis des mois :


Deraa : attentat suicide

Un attentat kamikaze contre la barrage militaire de Barad à Busra al-Cham (ville située à une trentaine de kilomètres à l’est de Deraa, et une quinzaine de la frontière jordanienne) avec une mise en musique d’un chant djihadiste :


Damas et sa banlieue
-À Yarmouk, le Front al-Nosra refuse de partir

Selon Hussein Murtada, correspondant bien connu en Syrie d’al-Alam (chaîne iranienne arabophone), l’armée syrienne n’est pas encore entrée bien qu’elle se trouve aux entours car des négociations sont toujours en cours pour que le Front al-Nosra évacue la ville mais le groupe djihadiste refuse :

Le site Tahtmejhar annonce la mort d’une vingtaine de rebelles dont trois Pakistanais et l’Irakien Abou Manaf, le Libyen Walid al-Rahi, le Jordanien Rahil Ahmad dans une opération de l’armée à Hejaira (banlieue sud de Damas) ainsi que Wasim al-Azab, Ahmad Khalil, Jassem al-Srouj et Abbas Khawli et la destruction de leur véhicules.
Sinon, l’armée a mené des raids aériens sur la Ghouta orientale, une région de vergers à l’est de la capitale, et Maliha, une localité de la banlieue est de la capitale, alors que des combats avaient lieu plus au sud, à Hajjeira (à Sayeda Zainab un lieu de pèlerinage chiite), tuant et blessant plusieurs rebelles et détruisant un véhicule doté de mitrailleuse à un rond-point de la localité. Parmi les rebelles tués, Sanacite dans son édition de ce matin, vendredi 11 janvier, les noms de Mwafaq Husni, Wissam al-Bohtori, Khalil al-Hawdaji, Sami Kordi et Hicham dénommé « Abou al-Tyour ».

Quelques minutes à Salma
Salma est au sud de Jabal al-Akrad au nord de la Syrie à 35 kilomètres de frontière turque, et 48 kilomètres au nord-est de Lattaquié. Voici ce que montre la vidéo ci-dessous :
- Les « Conseils islamiques civils » de Salma avec la mention de la Chahada et le sigle « Moudjahidine de Jabal al-Akrad » (Ce sont à une majorité écrasante des Turkmènes qui y habitent et non des Kurdes comme peut le laisser supposer le nom).
- Un poste abandonné d’ »un barrage de contrôle »

Et une deuxième vidéo très courte montre un bâtiment supposé être jadis un hôpital au milieu d’autres détruits apparemment vides :
Salma était une zone touristique avant d’être dévastés et sa population poussée à l’exode par les rebelles libérateurs en quête de djihade et califat islamique.
D’ailleurs, l’opposant Haytham Manaa a évoqué des cas similaires dans les régions de Deraa et Houran (sud de la Syrie, proche des frontières jordanienne) touchées par cet extrémisme religieux rejeté par la population. Qui a demandé au chef libyen des rebelles de quitter ses villages pour ne pas se retrouver, eux  les habitants, comme des réfugiés en Jordanie « subissant l’humiliation » comme ils disent (le camp de Zaatari n’est pas un lieu  très joyeux en effet). Mais la réponse des rebelles était claire : « Ici, ce n’est pas chez vous ! C’est une terre de djihad et de ribat. Vous avez le choix entre nous rejoindre, partir ou être tués ! »

Situation difficile pour les Alépins
Hier il a neigé un peu partout en Syrie, avec plus d’un mètre d’épaisseur dans certains endroits, notamment dans la banlieue de Damas. Reportage de la télévision syrienne :
Une vidéo en date de 9 décembre d’un Alépin de Bustan al-Qasr (sud d’Alep, en majorité sous contrôle des rebelles) qui parle de la souffrance des Alépins qui ne trouvent rien, ni pain, ni électricité, ni chauffage « Je mange un jour sur deux » dit-il en terminant « Trouvez-nous une solution au nom de Dieu, trouvez-nous une porte de sortie car c’est invivable » :
Destructions, enlèvements, meurtres, pillages & pénuries en tous genres, c’est  le bilan général de l’ASL à Alep après 6 mois de « libération » de la ville, un constat accablant fait aussi  par Reuters, une agence britannique, lors de son enquête à Alep il y a quelques jours.

La Jordanie et les réfugies syriens
La situation  – et les conditions climatiques – sont dure aussi pour  les réfugiés syriens sous les tentes :

Les déplacés syriens à Lattaquié
Un reportage de la chaine libanaise al-Manar, publié le 24 décembre sur les réfugiés accueillis dans la grande cité portuaire épargnée par les troubles :
- Une femme alépine venant du quartier Sukkari (sud d’Alep, en partie sous contrôle des rebelles) qui a tout quitté avec sa famille avec l’arrivée des rebelles.
- Un homme originaire d’Alep qui parle comment les rebelles volaient tout et terrorisaient les habitants.
- Les déplacés souhaitent retrouver la sécurité d’avant et trouvent que la ville de Lattaquié avec ses habitants font de leur mieux pour subvenir à leurs besoins :


Des Syriens après le discours de Bachar
- « C’est fini, tout a été dit, celui qui veut comprendre il comprendra ! »
– « Il a parlé de tout, de la Syrie, de nous Syriens de Syrie même de ceux de l’étranger ».
– « Il nous a demandé d’oublier et penser à l’avenir ».

- « La Syrie est forte bien qu’elle soit en parti détruite, mais nous allons la construire ensemble ! »
Et une autre vidéo sur le même sujet à Homs :

Quelques faire-parts des rebelles tués ces derniers jours
-Amjad Dibou al-Hussein, chef de la brigade des martyres de Saraqeb et le responsable de l’opération de l’attaque contre l’aéroport de Taftanaz, a été tué par l’armée syrienne dans la bataille de cet aéroport  :
La page de l’opposition confirmant sa mort et la vidéo originale de ses funérailles :
-Un responsable de la brigade Ahrar Al Sham pour la ville de Hassaka,  Ahmad Abou Arouah,  tué par l’armée syrienne à Deir Ezzor :
La page de l’opposition confirmant sa mort et la vidéo de son cadavre :
(Merci à Marcel)
 
Quelques aspects de la Syrie sous la neige mercredi 9 janvier :



-Alep:

-Damas :
À Mazzeh Cheikh Saad (ouest de la capitale) :
Place de Marjeh :
À la Faculté des Lettres :
-Lattaquié :
-Quneitrah :
-Soueida :
 



Contre qui combat l’armée syrienne ?
Des assassins et coupeurs des têtes…
Selon le site Syriatruth, le jeune conscrit syrien Hassan Mustafa Mustafa, âgé de 22 ans, originaire de Kopani (nord-ouest d’Alep), a été égorgé par le groupe katibat Quraych appartenant à la brigade al-Tawhid après avoir été enlevé à un  barrage à Maskaneh (est d’Alep) alors qu’il se rendait chez ses parents.
Ces révolutionnaires de « la Syrie libre » ont d’abord obligé ce jeune à déclarer sa défection pour ensuite demander une grosse somme d’argent à ses parents contre sa libération. Ceux-ci malgré leur situation précaire des ont accepté de payer (un peu moins que la somme réclamée), mais fidèles à leur ADN barbare, ses ravisseurs l’ont égorgé pour demander ensuite à ses parents de venir chercher son corps. Ce cas est loin d’être isolé, des histoires de ce genre circulent partout en Syrie touchant même des simples étudiants à l’université. Le site Syriatruth a publié aussi une photo de la victime :

http://www.syriatruth.org/%D8%A7%D9%84%D8%A3%D8%AE%D8%A8%D8%A7%D8%B1/%D8%A3%D8%AE%D8%A8%D8%A7%D8%B1%D9%88%D8%AA%D9%82%D8%A7%D8%B1%D9%8A%D8%B1%D8%A3%D8%AE%D8%B1%D9%89/tabid/94/Article/8916/Default.aspx

Des auteurs d’attentats contre les hôpitaux…
Le Front al-Nosra vient de revendiquer l’attentat contre l’hôpital français (syriaque-orthodoxe) à al-Chrafiyen (quartier nord-ouest d’Alep), le 16 octobre dernier,rendant hommage à Abou Aoun al-Chamali qui s’est fait exploser dans un véhicule bourré d’explosifs, qui a pris le soin de faire sa prière avant l’opération, comme le montre la vidéo dans sa deuxième partie.
Il est à signaler que cet attentat a détruit l’hôpital le plus grand d’Alep si ce n’est le plus grand en Syrie. Pour autant cette attaque terroriste n’a pas fait les « 300  soldats et chabbihas noussairites (terme qui désigne les alaouites) tués » que le Nosra prétend mais seulement deux soldats qui se trouvaient devant le barrage de la protection de l’hôpital, ainsi que quelques blessés en majorité civils d’où peut-être les images filmées d’un seul côté contrairement aux habitudes du Nusra qui d’ordinaire filme ses actions sous tous les angles.
La vidéo commence avec la phrase habituelle « Le début de la fin » :


Des destructeurs du patrimoine industriel syrien…
Plus d’un millier d’usines et d’ateliers à Alep,  capitale économique, ont été détruits, pillés et même démontés, pour être revendus par pièce en Turquie. De même, les installations électriques, hydrauliques et tout ce qui touchait aux services sanitaires de la ville ont été saccagés par les rebelles. Le ministère syrien des Affaires étrangères a accusé directement la Turquie de donne des « facilités »pour ces « transactions » d’un genre nouveau, considérées par Damas comme « un acte illégitime qui peut être considéré comme acte agressif et de piraterie qui vise les sources de vie sociale  et la vie économique des Syriens ».  La Syrie a par ailleurs  porté plainte auprès de l’ONU.
« Nous sommes retournés à l’Age de pierre« , dit Abou Majed, un Aleppin  de 48 ans qui travaillait dans une usine de tissus à Alep au correspondant de  l’agence Reuters. Selon Abou Marwane, un capitaine déserteur de l’armée syrienne, commandant un groupe de 500 miliciens, baptisé « Brigade des aigles d’Alep », les responsables sont des « éléments corrompus  qui composent l’ASL » avouant même l’existence de  « brigades spécialisées dans le pillage des gens. La correspondant de l’agence souligne au passage que plus de 70% des habitants d’Alep sont contre l’ASL.

Des ennemis déclarés et agissants des minorités
Selon Syriatruth, un millier de chrétiens, privés de tout, sont encerclés par les rebelles depuis un mois déjà dans leur village de Yacoubeh à l’ouest de Jisr al-Choughour et non au nord d’Alep comme le dit les médias.  Leurs conditions sont plus qu’alarmantes et «  ils risquent d’être annihilés » selon  le frère franciscain François Kouseiffi, en charge de l’église Saint-François de Hamra à Beyrouth, « Il risquent de mourir dans un silence généralisé » dit-il.
Et voici la carte de sa localisation :
http://www.wikimapia.org/#lat=35.9214556&lon=36.3239439&z=15&l=2&m=b&search=%D8%A7%D9%84%D9%8A%D8%B9%D9%82%D9%88%D8%A8%D9%8A%D8%A9
Il est à signaler que ce village fait partie de trois villages chrétiens (Judaydah et Qunaya) proches de frontière turque dans une  région habitée par une majorité chrétienne et arménienne que la brigade turkmène de l’ASL en collaboration avec le renseignement turc cherche à les pousser à quitter leurs villages et cela concerne aussi, selon syriatruth, d’autres villages habités par des minorités arabes et kurdes qui subissent la même politique depuis plusieurs mois déjà.
http://www.syriatruth.org/%D8%A7%D9%84%D8%A3%D8%AE%D8%A8%D8%A7%D8%B1/%D8%A3%D8%AE%D8%A8%D8%A7%D8%B1%D9%88%D8%AA%D9%82%D8%A7%D8%B1%D9%8A%D8%B1%D8%A3%D8%AE%D8%B1%D9%89/tabid/94/Article/8922/Default.aspx
Il y a déjà un mois environ, Syriatruth a révélé le plan d’attaque de l’ASL contre ces village chrétiens situés dans la région de Jisr al-Choughour (nord-ouest du pays, non loin de la frontière turque)) ce qui s’est avéré malheureusement juste :
http://www.syriatruth.org/%D8%A7%D9%84%D8%A3%D8%AE%D8%A8%D8%A7%D8%B1/%D8%A3%D8%AD%D8%AF%D8%A7%D8%AB%D8%A7%D9%84%D8%B3%D9%80%D8%A7%D8%B9%D8%A9/tabid/93/Article/8807/Default.aspx
Infosyrie a consacré plus d’un article à la menace contre les minorités en Syrie, documents origines rebelles à l’appui, notamment : http://www.infosyrie.fr/actualite/vraie-menace-contre-les-minorites-syriennes-fausse-massacre/, mis en ligne le 24 décembre 2012.

 

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