dimanche 20 janvier 2013

dimanche, 20 janvier 2013 16:07 Syrie : Erdogan, Bush -bis?

Source: http://french.irib.ir/analyses/commentaires/item/237914-la-turquie-et-la-poursuite-des-tensions-dans-les-relations-avec-la-syrie

dimanche, 20 janvier 2013 16:07

Syrie : Erdogan, Bush -bis?

Syrie : Erdogan, Bush -bis?
IRIB- La participation de la 2ème division des forces blindées de l’armée turque,...
..... déployée, dans la province de  Chanli Ourfa, à proximité de la Syrie, aux récentes manœuvres de l’armée turque, a, une nouvelle, fois retenu l’attention sur l’approche du gouvernement d’Ankara envers la question syrienne. Jusqu’à présent, la Turquie a organisé 4 séries de manœuvres, sur ses frontières avec la Syrie, dont l’objectif, comme le prétend le gouvernement d’Ankara, fait partie des efforts de dissuasion, déployés, pour faire face à toute éventuelle attaque, de la part de la Syrie. Certes, la plupart des observateurs politiques n’interprètent pas ces agissements comme une décision prise par le gouvernement d’Ankara, pour intervenir, militairement, en Syrie ; ils les considèrent plutôt comme une démonstration de force, face à la Syrie. En effet, de multiples considérations internes entrent en ligne de compte dans la réduction des options de la Turquie,  pour une intervention militaire contre la SyriePar exemple, on dit que les services secrets de la Turquie, MITT, ont réclamé, dans une lettre, à l’adresse du Premier ministre de ce pays, le retrait immédiat de la Turquie de la crise syrienne. "Mieux vaut se retirer, aujourd’hui, de la crise syrienne que demain", est-t-il précisé, dans cette lettre, car la convergence entre les opposants  de Bachar al-Assad s’est transformée en divergence, et, sans aucun doute, dans les années à venir, la Turquie sera confrontée à un grand défi appelé Takfiri et Al-Qaïda. Cette lettre a, également, fait allusion à deux stratégies américaine et israélienne, en Syrie, c’est pourquoi elle réclame davantage de vigilance, de la part du gouvernement d’Ankara. La première stratégie poursuivie par les Etats-Unis et Israël consiste à détruire les infrastructures de la Syrie, à savoir, les installations d’eau,  d’électricité,  les télécommunications, les routes et les aéroports, pour faire, ainsi, s’agenouiller le gouvernement et l’armée syriens. La deuxième stratégie consiste à démembrer la Syrie et à la diviser en trois parties, Kurde, Sunnite et Alaouite, pour qu’un pays dénommé «l’axe de la Résistance» n’existe plus. C’est pourquoi plusieurs Partis politiques turcs, comme le Parti républicain du peuple (CHP)ont accusé le gouvernement turc de poursuivre une politique étrangère irresponsable, qui  pourrait conduire le pays vers les abysses d’une guerre tous azimuts. Dans le même temps, d’autres milieux politiques turcs considèrent les ingérences de ce pays, dans les affaires intérieures syriennes et irakiennes, comme un coup dur porté  au principe de «tension zéro», prôné, autrefois, par la Turquiedans ses relations avec ses voisins, qui faisait partie de la stratégie diplomatique du Premier ministre turc, Erdogan. Des avocats turcs sont en train de collecter des documents établissant le soutien du gouvernement d’Ankara aux terroristes syriens et veulent porter plainte, devant les tribunaux turcs, contre Erdogan, le Chef du Parti de la Justice et du Développement, (AKP).Le ministre syrien des Affaires étrangères, Fayçal Meqdad,  a demandé qu’on ajoute le nom de la Turquie sur la liste des pays qui soutiennent le terrorisme. Tenant compte de ces réalités et de la démonstration de force de la Turquie, qui ne fait qu’exacerber la tension, le long de ses frontières avec la Syrie, il est permis de se demander si le gouvernement turc n’est pas en train de perdre toute sa crédibilité, sur le plan régional et international.

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