mardi 29 janvier 2013

Al-Nosra revendique l’attaque de Salmiyya, commise par un Saoudien ?

Source:http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=94031&cid=18&fromval=1&frid=18&seccatid=37&s1=1
Attentat de SalmiyyaLe front al-Nosra a revendiqué l’attaque perpétrée le lundi 21 janvier dernier dans la ville Salmiyya, dans la province de Hama, et qui a couté la vie à 63 personnes, dont la majorité sont des civils,  femmes et des enfants, sans compter les 150 blessés.
Dans un communiqué publié samedi dernier, il est écrit que l’attaque a été perpétrée par un kamikaze qui s’est fait exploser dans une camionnette de type Isuzu transportant trois tonnes et demi d’explosifs. L’auteur de l’attentat meurtrier y est même identifié et présenté sous le nom Abou Abdel Jabbar al-Najdi.
Au lendemain  de sa perpétration, et comme d’habitude, l’attaque meurtrière avait été attribuée par la Coalition de la révolution et de l’opposition «au régime et ses services de renseignements » dans une dépêche diffusée dans l’agence turque Anatolie.
«  Ces attentats constituent un crime abject à travers lequel se reflètent les empreintes du régime dans le but de semer les zizanie entre les enfants de la patrie », est-il signalé dans la dépêche.
   http://www.elkhabar.com/ar/autres/dernieres_nouvelles/319773.html

Les accusations arbitraires
Victime de l'attentatDeux victimes de l'attentat: Mansour Chdoud et son fils Azzam Curieusement, depuis le début de l’insurrection, les différentes instances de l’opposition armée, dont le Conseil national syrien (CNS) et jusqu’à la Coalition suivent cette politique d’imputer au régime les attentats les plus meurtriers, quand bien même il s’est avéré qu’ils sont l’acte du front al-Nosra, qui finit par revendiquer la plupart d’ente eux.
Force est de constater que jamais ces instances n'ont révisé leurs positions, quand bien même leurs accusations se sont avérées arbitraires.                                                                                                                                                                 Et rares sont les fois où les agences internationales relaient les revendications du front qui démentent ces accusations.
Le kamikaze : un saoudien
Abou Abdel Jabbar al-NajdiIl semble aussi que celui qui a commis l’attentat meurtrier est un ressortissant saoudien. Son pseudonyme al-Najdi renvoie à ses origines de la région saoudienne de Najd. Le fait de lui avoir couvert le visage renvoie aussi à la volonté de cacher sa véritable identité. Son teint pourrait très bien ramener à ceux des Saoudiens.
Selon Syria Truth, il s’appelle Sleimane Ibn Ibrahim al-Hajiri.
Sa mort constitue une preuve de plus sur l’implication de ressortissants saoudiens dans la milice d’Al-Qaïda, le front al-Nosra, et surtout dans les combats menés en Syrie. Contrairement aux allégations des autorités saoudiennes et celles des medias qui tournent dans leur orbite.


La manipulation saoudienne
Depuis le début de l’insurrection, dans une campagne de manipulation orchestrée méthodiquement, ces deux parties tentent d’occulter par tous les moyens la participation active de saoudiens à l’insurrection syrienne.
C’est dans cette logique d’intoxication que la télévision al-Arabiyya, financée par des capitaux saoudiens vient d’annoncer « la mort de ce qu’elle présente être « le deuxième saoudien tué en Syrie ». 

le Saoudien Ibrahim Ben GhaziIl s’agit d’Ibrahim Ghazi al-Bakhitane qui aurait péri dans un pilonnage aérien dans la ville de Deraa, selon sa version.
Hussein bandar Khalaf al-AnziA l’instar de son prédécesseur, Hussein Bandar Khalaf al-Anzi, tué à Homs en novembre 2011, la chaine de télévision tente d’occulter le fait qu’il combattait aux côtés des miliciens.
Il est dit que le premier a été tué accidentellement, alors qu’il visitait des proches dans la ville de Homs.
Alors que le second est présenté comme étant un infirmier qui offrait ses services médicaux au « révolutionnaires ».
La chaine saoudienne s’est également efforcée d’écarter tout soupçon de lien entre le tué et Al-Qaïda ou sa milice en action en Syrie, le front al-Nosra. Pour étayer sa version, elle a effectué d’interminables  entretiens avec ses proches pour certifier qu’il était infirmier.

Les saoudiens tués occultés par Riad
Fawwaz Ghazi al-Anzi (de son vivant)Selon le site Syria Truth, les medias et les autorités saoudiennes mentent aussi sur le nombre réel des saoudiens tués en Syrie et qui est nettement supérieur à deux seulement.
Fawwaz Ghazi al-Anzi (tué)La mort de l’un d’entre eux, Fawwaz Ghazi al-Anzi, a été annoncée depuis quelques jours par l’un des comités de coordination de la révolution, celui de MouHassan, lequel a signalé qu’il a péri dans l’entourage de l’aéroport militaire de Deir Ezzor, et qu’il faisait partie de la milice « brigade Moeta », à consonance fortement saoudienne.
Quant au quotidien syrien proche du régime « al-Watan » (La Patrie), il a annoncé depuis quelques jours la mort de 4 saoudiens : Adel al-Kaçemi, Hazae al-Khachouki, Saoud al-Wafi, et Mohammad Ali al-Hayili.
Des fatwas contraires à la politique
Le mufti saoudienPreuve supplémentaire indirecte de la participation des Saoudiens à l’insurrection armée en Syrie a été le décret d’une fatwa, le mois de juin dernier, par les références religieuses, interdisant les voyages en Syrie pour participer au djihad, sans l’autorisation des autorités.
Indice supplémentaire qu’elle n’est pas respectée, cette interdiction a été réitérée au début de ce janvier, par le mufti saoudien en personne, cheikh Abdel A
Le prince Saoudziz Ben Abdallah al-Sheikh lequel a voulu la peaufiner en lui donnant une raison évasive, et pas assez persuasive, celle  que les Saoudiens « pourraient tomber dans des choses inconvenables ou être des cibles faciles pour leurs ennemis ».
Le double langage de l’Arabie
Le royaume est soupçonné d’entretenir un double langage : celui d’afficher ostensiblement une position interdisant de se rendre en Syrie, alors qu’en catimini, il ouvre grande la porte du djihad.
Surtout que sa réelle position a été dès le début de l’insurrection, par la voix entre autre de son ministre des affaires étrangères, le prince Saoud, en faveur de l’armement de l’opposition syrienne et d’intervenir à ses côtés en faveur du renversement par la force du président syrien.

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