jeudi 5 janvier 2012

L’Iran avertit le porte-avions américain de ne pas revenir dans le Golfe

Source : www.almanar.com.lb

Le commandant en chef de l'armée iranienne, le général Attaollah Salehi, a demandé aux Etats-Unis de ne pas renvoyer leur porte-avions dans le Golfe.
"Nous conseillons au porte-avions américain qui a traversé le détroit d'Ormuz et se trouve en mer d'Oman de ne pas retourner dans le Golfe persique", a déclaré le général Salehi, ajoutant que "la République islamique d'Iran n'a pas l'intention de répéter son avertissement".
Le porte-avions américain John C. Stennis qui se trouvait dans le Golfe a traversé la semaine dernière le détroit d'Ormuz pour se rendre en mer d'Oman, alors que la marine iranienne menait des manœuvres navales dans la région.
La marine iranienne a mené dix jours de manoeuvres navales dans la région du détroit d'Ormuz, un canal stratégique par où transite 35% du trafic pétrolier maritime mondial.
Des responsables militaires iraniens ont déclaré à plusieurs reprises que l'Iran pouvait fermer le détroit d'Ormuz en cas de nouvelles sanctions contre les exportations pétrolières du pays, agitées par les Etats-Unis et certains pays européens, en particulier la France, la Grande-Bretagne et l'Allemagne.
Lundi, au dernier jour des manoeuvres navales, l'Iran a testé plusieurs missiles de croisière, notamment les missiles Ghader et Nour qui ont une portée de 200 km et qui peuvent atteindre des cibles dans le détroit d'Ormuz, en mer d'Oman et dans le Golfe.
De son côté, le chef de l'état-major des forces armées, le général Hassan Firouzabadi, a déclaré que les Gardiens de la révolution, l'armée d'élite du régime islamique, allait organiser ses propres manœuvres dans la région du Golfe.
Les Gardiens de la révolution sont responsables du Golfe alors que l'armée classique est chargée de contrôler la mer d'Oman.
Les menaces iraniennes surviennent au lendemain de la promulgation par le président Barack Obama d'une loi de financement du Pentagone qui renforce les sanctions contre le secteur financier de l'Iran, notamment la Banque centrale, dans le but de contraindre ce pays à abandonner son programme nucléaire.

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